Éducation

La Finlande veut devenir un leader mondial du métavers d’ici 2035 – EURACTIV France


Dans une stratégie publiée mercredi (29 novembre), le gouvernement finlandais expose son ambition de faire de la Finlande un leader mondial du métavers d’ici 2035.

Le rapport, intitulé « Initiatives pour le métavers par l’écosystème finlandais : du potentiel virtuel aux impacts dans la vie réelle », indique que la Finlande a l’intention de devenir un leader mondial en matière de métavers.

Alors que la Chine, le Japon, le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis ont déjà entrepris des démarches similaires, la Finlande est le premier État membre de l’UE à établir une stratégie nationale pour le métavers.

Le terme « métavers » est assez flou. La stratégie de la Commission européenne publiée en juillet sur le sujet utilisait plutôt l’expression « mondes virtuels », le premier terme étant jugé trop étroitement associé à la société américaine « Meta ».

Selon le rapport finlandais, bien qu’il y ait eu plusieurs définitions, aujourd’hui, « le terme [métavers] a été utilisé pour décrire diverses visions des mondes virtuels qui sont immersifs et expérientiels, et qui peuvent intégrer des éléments des mondes physique et numérique ».

En outre, le métavers peut se souvenir des utilisateurs et de leur environnement, certaines parties étant « connectées en toute transparence au monde réel ». Le métavers imite également la réalité et est « par défaut en 3D immersive ».

Pour les utilisateurs, il est également possible de socialiser, de communiquer ou de faire du commerce dans le métavers et de se déplacer entre les mondes virtuels et les plateformes en transférant leurs données.

Selon Patrick Grady, éditeur chez Metaverse EU, un  centre de politique basé à Bruxelles, la définition finlandaise du « métavers » — et non des « mondes virtuels » — contribue à clarifier plutôt qu’à embrouiller les éléments clés de la nouvelle technologie immersive.

Les valeurs finlandaises

Le rapport met également l’accent sur les valeurs finlandaises, qui incluent la collaboration avec d’autres nations.

« La position géopolitique de la Finlande entre les superpuissances du monde lui permet d’équilibrer ses intérêts entre différents acteurs et régions et d’instaurer une confiance mutuelle avec les autres pays », peut-on lire dans le document.

Le pays regroupe des entreprises de pointe dans le domaine de la réalité augmentée, telles que Varjo, Dispelix et Optofidelity, mais aussi d’importantes sociétés du secteur des télécommunications, comme Nokia et Cinia. La Finlande se classe également parmi les meilleurs pays du monde dans plusieurs technologies convergentes.

Il est indiqué dans le texte que les applications logicielles, les technologies des réseaux, des systèmes de calculs avancés (y compris les technologies quantiques), l’intelligence artificielle, la fintech, le gaming, et les environnements du métavers sont étroitement liés concept de métavers.

Calendrier

Le rapport prévoit que d’ici 2035, le chiffre d’affaires annuel de l’industrie du métavers dépasse les 30 milliards d’euros. Si 2035 est l’échéance fixée aujourd’hui, cette date sera réévaluée chaque année et pourrait être mise à jour.

À cette échéance, la Finlande souhaite également devenir un champion mondial en atteignant les objectifs de développement durable des Nations unies, et Helsinki veut que le métavers participe aux efforts en matière de développement durable « en réduisant les émissions, en renforçant la circularité, en améliorant le bien-être et en favorisant la cohésion sociale ».

Toutefois, le pays nordique espère que ce domaine ne sera pas dominé par une seule entreprise ou un seul pays. Au lieu de cela, les Finlandais aimeraient voir « un écosystème métavers diversifié et dynamique » qui relie « différents acteurs, secteurs et domaines » et assure un environnement « pour la normalisation, la règlementation, la cybersécurité et l’éducation ».

La Finlande veut s’assurer que « le métavers soit inclusif et accessible à tous, quels que soient leurs antécédents, leur localisation ou leurs capacités », tout en soutenant les startups et les investisseurs grâce à un environnement règlementaire et de financement adéquat.

La Finlande veut également être un « défenseur mondial des droits numériques et de l’éthique dans le métavers », en veillant à ce que « la vie privée, la sécurité et l’autonomie des utilisateurs soient respectées et protégées », mais aussi en mettant l’accent sur la culture numérique, la démocratie, la transparence et la responsabilité dans la gouvernance et le développement du métavers.

« Le métavers en action »

Dans le cadre des programmes « Le métavers en action », la Finlande a souligné l’importance de familiariser les citoyens avec la technologie, afin de « mieux éduquer le grand public sur les nouvelles opportunités offertes par le métavers ».

Pour ce faire, cet espace devrait, par exemple, être rendu accessible à tous « dans des centres, des bibliothèques publiques ou d’autres lieux publics ». Le rapport indique que le « solide système scolaire » de la Finlande joue également un rôle à cet égard, notamment avec son groupe de travail sur les villes intelligentes et avec les recherches de l’Université de Tampere.

Le pays estime que le métavers pourrait « améliorer la situation sanitaire, en réduire les coûts et en faciliter l’accès » et pourrait « permettre le travail à distance et le télétravail centrés sur l’individu, la téléopération [contrôle à distance de machines et systèmes], les jumeaux numériques [modèles virtuels d’objets physiques] et les assistants IA, la robotique collaborative et la compréhension contextuelle ».

Pour M. Grady, « en se concentrant sur des secteurs particuliers, à savoir la société, les soins de santé et les industries, la stratégie de la Finlande évite le flou qui entache les initiatives plus larges que nous avons vues ailleurs ».

Des actions concrètes

Le rapport propose également des actions à entreprendre dans le cadre des cinq types de programmes « Le métavers en action » qu’il mentionne, à savoir les technologies permettant de développer d’autres technologies, les réseaux d’entreprises, la société dans le métavers, la santé dans le métavers et le métavers industriel.

Pour les vecteurs de technologies, il est suggéré de créer un « consortium européen de recherche impliquant les grandes entreprises et les PME », qui deviendrait ensuite « la base de la coopération des entreprises européennes ».

Pour les autres programmes, le document évoque également des actions telles que la promotion du jumelage entre les entreprises finlandaises et étrangères, la création d’un dispositif visant à « attirer les talents adaptés au métavers », la garantie de la participation de différentes organisations, ou encore la construction d’un cadre règlementaire pour les technologies du métavers.





Source link

Charlotte Lambert

Voyageuse d'idées et jongleuse de mots, je suis Charlotte Lambert, une Spécialiste de l'Art de Rédiger tissant des histoires qui transcendent les frontières. Mon parcours à l'Institut Catholique de Toulouse a été le ferment de ma passion pour l'écriture. Tel un guide littéraire, j'explore les méandres des organisations internationales, les échos des événements mondiaux, les trésors du système éducatif, les énigmes des problèmes sociaux, et les horizons infinis du voyage. Mon stylo danse entre les lignes, infusant chaque article d'une authenticité inébranlable. Joignez-vous à moi dans ce périple où les mots sont les balises qui éclairent le chemin de la compréhension mondiale, où l'événementiel devient un kaléidoscope de perspectives, où l'éducation se dessine avec la richesse de l'avenir, où les enjeux sociaux prennent une nouvelle dimension et où chaque page est un pas vers l'ailleurs.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button