Éducation

L’École 42, joyau de la formation numérique à Abu Dhabi – Français à l’étranger


Au nord-est d’Abu Dhabi, dans la zone de Port Zayed, un bâtiment aux baies vitrées étincelantes abrite l’École 42 d’Abu Dhabi. À l’intérieur, on découvre d’abord une cafétéria où les étudiants peuvent se restaurer librement. Puis en s’enfonçant dans le couloir central, d’autres vitres donnent de part et d’autre sur d’immenses salles remplies d’ordinateurs devant lesquels des étudiants, concentrés, sont installés. Enfin, au bout de l’allée, le directeur général de l’école Marcos Muller Habig désigne un espace de loisirs où les étudiants peuvent se détendre autour de jeux de société ou avec une console. « En réalité, ils y passent beaucoup moins de temps que dans les salles de travail », précise le directeur.

À l’entendre, la grande majorité des 363 élèves de l’établissement (au 1er janvier 2023) ne fait presque qu’étudier. « Nous sommes ouverts 24/24, tous les jours. Que vous veniez pendant des vacances, à Noël, pendant le Ramadan, vous verrez toujours des étudiants ici, même à 4h du matin. Et pour ceux qui ont besoin d’un peu de repos de temps à autres, il y a des lits disponibles ! »

52 nationalités représentées

Ouverte en février 2021, l’École 42 d’Abu Dhabi est rapidement devenue un acteur majeur de l’enseignement technologique aux Émirats arabes unis. « La raison d’être de notre établissement est de participer au renforcement des compétences numériques des Émiriens. La plupart de nos élèves possèdent des diplômes, voire ont déjà travaillé. Mais beaucoup viennent se former ici car ils ont besoin de compétences supplémentaires en matière numérique dans le cadre de leur emploi ou de la recherche d’un autre poste. »

Depuis l’ouverture de l’école, les Émiriens affluent donc massivement pour tenter de l’intégrer. Mais pas seulement : « 52 nationalités sont représentées parmi nos élèves », explique fièrement Marcos Muller Habig, lui-même d’origine brésilienne. Parmi eux, « 39% n’ont jamais lu une ligne de code avant d’intégrer l’école. »

Un processus de sélection exigeant

L’école fait par ailleurs partie du réseau mondial « 42 » qui compte aujourd’hui 47 campus répartis dans 26 pays. « C’est un modèle basé sur la franchise dans lequel nous prenons le programme du réseau central 42 et la méthodologie. » Des réunions entre responsables des campus sont régulièrement organisées pour toujours améliorer les enseignements et réfléchir aux nouveaux besoins de l’industrie. « Actuellement, la blockchain est au centre des préoccupations », cite le directeur comme exemple.

Chaque campus dispose néanmoins d’une vraie autonomie pour gérer son processus de sélection : la fameuse « Piscine ». Il s’agit d’une étape redoutée par tous les candidats qui doivent, pendant 25 jours faire montre d’endurance au cours de journées de travail qui durent de 12 à 14 heures. « Chaque vendredi, il y a un examen. Les week-ends sont consacrés aux projets de groupe. Et à la fin des 25 jours, l’examen final dure 8 heures », décrit Marcos Muller Habig, ajoutant que l’école « est ouverte à toute le monde mais pas faite pour tout le monde », d’où ce processus de sélection drastique.

Le « trou noir »

Ceux qui arrivent au bout intègrent l’école. Parmi eux, l’établissement compte 35% de femmes, « un des taux les plus hauts du réseau. Et parmi les élèves nationaux, les femmes représentent 70% des effectifs. » Une fois admis, le travail reste néanmoins le maître-mot pour les étudiants qui souhaitent ressortir diplômés. « À l’échelle du réseau, entre 30 et 40% quittent le cursus avant la fin. Comme il n’y a pas de frais de scolarité, beaucoup trouvent cela moins engageant. Et si vous ne voulez pas venir, personne ne vous force. »

Ceux qui manquent de motivation se font ainsi tôt ou tard happer par le « trou noir », autre concept de l’école 42 qui permet de ne garder que les plus motivés. Plus vous progressez, et plus vous vous éloignez du trou noir. Mais si vous ne montrez pas de progrès, votre compte est supprimé et du jour au lendemain, vous ne pouvez plus venir étudier.

Une formation accréditée par le ministère de l’Éducation émirien

Contrairement aux autres campus du réseau, l’école 42 d’Abu Dhabi bénéficie d’une accréditation du ministère de l’Éducation des Émirats arabes unis. Cette accréditation lui permet de décerner des diplômes reconnus dans l’émirat et donc de faciliter l’embauche de ses élèves à la fin de leur cursus.

« La réalité du marché ici est que la plupart des embauches sont effectuées par le secteur gouvernemental et semi-gouvernemental et ces embauches doivent être approuvées par une entité appelée The Human Resources Authority. Afin que le poste soit conféré par le HRA, il faut qu’il y ait une adéquation entre les antécédents, les compétences et l’offre d’emploi », indique le directeur général de l’établissement.





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Charlotte Lambert

Voyageuse d'idées et jongleuse de mots, je suis Charlotte Lambert, une Spécialiste de l'Art de Rédiger tissant des histoires qui transcendent les frontières. Mon parcours à l'Institut Catholique de Toulouse a été le ferment de ma passion pour l'écriture. Tel un guide littéraire, j'explore les méandres des organisations internationales, les échos des événements mondiaux, les trésors du système éducatif, les énigmes des problèmes sociaux, et les horizons infinis du voyage. Mon stylo danse entre les lignes, infusant chaque article d'une authenticité inébranlable. Joignez-vous à moi dans ce périple où les mots sont les balises qui éclairent le chemin de la compréhension mondiale, où l'événementiel devient un kaléidoscope de perspectives, où l'éducation se dessine avec la richesse de l'avenir, où les enjeux sociaux prennent une nouvelle dimension et où chaque page est un pas vers l'ailleurs.

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