Événements mondiaux

Une Exposition sur la place des femmes durant la Première Guerre … – Le Populaire du Centre


le monde n’a évidemment jamais été manichéen. Il ne l’a donc pas été non plus durant l’atroce conflit mondial du début du XXe  siècle. Car c’est à cette époque que poussèrent des graines de l’émancipation féminine.

Ce n’étaient bien sûr pas les premières, mais lesdites graines ont joué un rôle essentiel dans la conquête des droits féminins. En effet, les femmes se sont vite révélées indispensables pour faire tourner la machine économique en l’absence des hommes, par exemple en accédant à des fonctions jusque là réservées aux hommes : conductrices de tramway, factrices, ramoneuses, débardeuses, portefaix, garde-voies, livreuses…

Les métiers évidemment parfois très difficiles, mais qui ont contribué à “changer le regard des hommes sur la femme”, précise Annie Martin, directrice du musée. Bien sûr, tout ne s’est pas fait en un jour, “et il y a eu de nombreux freins mentaux face à ce mouvement”, précise Annie Martin. Y compris de la gauche d’ailleurs, ce que montre l’un des panneaux de l’exposition, où la CGT estime que la place des femmes reste au foyer.

L’infirmière limougeaude

Reste que l’exposition a le grand mérite de montrer à travers de très nombreux documents ce début de mouvement d’émancipation. Mais pas seulement, loin de là. Un large volet est ainsi accordé au rôle évidemment fondamental des infirmières. A ce titre, un panneau est consacré à la limougeaude Iseult Sardin d’Enjoy, dont la tenue est exposée. Elle est la fille d’un magistrat et naquit en février 1896. Entre 1916 et 1919, elle fut infirmière bénévole de la Société de Secours aux Blessés Militaires (SBM) à la gare de Limoges et reçut la médaille commémorative française de la Grande Guerre et la médaille de la SBM.

D’autres aspects de la femme durant le conflit font de cette exposition une réussite : la prostitution, l’histoire de celles qu’on a appelé les veuves blanches ou d’espérance, qui n’étaient pas veuves en fait, mais qui restaient sans mari, ce qui n’était pas forcément un choix. Mais il y avait aussi évidemment les véritables veuves : à ce titre, une tenue de deuil est exposée, prêtée par le musée Baubérot de Châteauponsac.

Bien sûr, les ouvrières d’usine ont joué un rôle capital, notamment celles que l’on appelait les munitionnettes, qui fabriquaient les munitions. L’occasion justement d’évoquer ces « freins mentaux » dont la directrice parlait : nombre d’ouvrières ont été poussées vers la sortie une fois le conflit terminé. Retour aux champs ou au foyer.

De très émouvants documents attestent également des liens entre le mari au front et l’épouse restée à l’arrière.

Infos pratiques

Au musée de la Résistance, 7, rue Neuve-Saint-Étienne. Ouvert les lundis, jeudis et vendredis de 9 heures à 17 heures ainsi que les samedis et dimanches de 13?h?30 à 17 heures. Entrée : 3 et 5 €, gratuit moins de 25 ans, étudiants, demandeurs d’emploi. Entrée gratuite le premier dimanche du mois.

Prolongation.? L’exposition du musée de la Résistance Spirou, une enfance sous l’Occupation, est prolongée jusqu’au 6 novembre.

 



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Charlotte Lambert

Voyageuse d'idées et jongleuse de mots, je suis Charlotte Lambert, une Spécialiste de l'Art de Rédiger tissant des histoires qui transcendent les frontières. Mon parcours à l'Institut Catholique de Toulouse a été le ferment de ma passion pour l'écriture. Tel un guide littéraire, j'explore les méandres des organisations internationales, les échos des événements mondiaux, les trésors du système éducatif, les énigmes des problèmes sociaux, et les horizons infinis du voyage. Mon stylo danse entre les lignes, infusant chaque article d'une authenticité inébranlable. Joignez-vous à moi dans ce périple où les mots sont les balises qui éclairent le chemin de la compréhension mondiale, où l'événementiel devient un kaléidoscope de perspectives, où l'éducation se dessine avec la richesse de l'avenir, où les enjeux sociaux prennent une nouvelle dimension et où chaque page est un pas vers l'ailleurs.

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