Politique

Éditorial. Triste tango à Buenos Aires – Sud Ouest


Le premier tour de cette présidentielle, capitale pour la troisième économie d’Amérique latine, a pourtant livré un indice. Contrairement à ce que prédisaient les sondages, les électeurs n’ont pas placé en tête le plus radical, celui qui rêve de « tronçonner » la dépense publique, supprimer la Banque centrale et « dollariser » l’économie. Comme s’ils redoutaient le « saut dans le vide » proposé par un homme qui ferait passer Donald Trump et Jair Bolsonaro pour des modérés.

Ont-ils pour autant renoncé à la grande lessive ? Pas sûr, car l’Argentine est malade. En décembre dernier, l’accueil triomphal fait à Lionel Messi et ses coéquipiers champions du monde de football avait tout d’un exutoire collectif dans un quotidien déprimant. Neuf mois plus tard, le soufflé est retombé, et l’ombre de la grande crise de 2001, une des pires de l’histoire économique, rôde sur les trottoirs de Buenos Aires.

La capacité des chefs populistes à embarquer les gens en désignant des boucs émissaires et en convoquant les émotions n’est plus à démontrer.

Comment un pays riche de son espace, de ses mines, de ses troupeaux, de ses vins, de ses grandes cultures peut-il ainsi traîner sa misère ? Si l’ultralibéral d’extrême droite pense à liquider les aides sociales au nom de la liberté et à tuer le peso, c’est pour exorciser la malédiction d’un pays surendetté, abonné à l’hyperinflation et à l’emploi informel, pays dont 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et au rythme des plans d’austérité du FMI.

Le scandale est d’autant plus grand que la culture politique locale – le péronisme ou justicialisme incarné depuis 1945 par Juan Perón, Carlos Menem puis le couple Kirchner – invoque la justice sociale et l’État fort. Mais les gouvernements successifs, y compris durant la dictature puis une parenthèse libérale, se sont bornés à perpétuer un système redistributif gangrené par les inégalités et la culture de la dette.



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Lucas Leclerc

Tel un mélodiste des pixels, je suis Lucas Leclerc, un Compositeur de Contenus Digitaux orchestrant des récits qui fusionnent la connaissance et l'imagination. Mon passage à l'Université Catholique de Lyon a accordé une symphonie à ma plume. Telle une partition éclectique, mes écrits se déploient des arcanes de la sécurité internationale aux méandres de la politique, des étoiles de la science aux prédictions des bulletins météo. Je navigue entre les lignes avec la même aisance qu'un athlète soucieux de sa santé. Chaque article est une note de transparence, une mélodie d'authenticité. Rejoignez-moi dans cette composition numérique où les mots s'entremêlent pour former une toile captivante de connaissances et de créativité, où la sécurité mondiale danse avec les étoiles, où les sphères politiques se fondent avec la météorologie, et où chaque paragraphe est une sonate pour la compréhension globale.

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