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Économie. Qu’est-ce que la « funflation », le nouveau mot à la mode … – DNA – Dernières Nouvelles d’Alsace


Outre-Atlantique, les Américains sont prêts à dépenser des fortunes pour se divertir et la forte demande pousse les prix à la hausse. Ce phénomène, accentué par la pandémie de Covid-19 et la ferveur de certains fans, a désormais un nom : la « funflation ».

Par Léa Guyot

Hier à 06:15
| mis à jour à 18:11

La « shrinkflation », popularisée ces derniers mois, est-elle déjà has been ? En cette période de hausse généralisée des prix, un nouveau terme s’impose dans les médias anglo-saxons : la « funflation », contraction de fun (amusement, divertissement) et inflation.

Ce nouveau mot à la mode a notamment été employé ce mois-ci par Corrie Barry, la PDG de Best Buy lors du Sommet des femmes les plus puissantes (MPW Summit), organisé par le magazine Fortune. La dirigeante de l’enseigne américaine spécialisée dans l’électronique a estimé que ses clients préféraient désormais aller en concert plutôt que s’acheter un ordinateur ou une télévision. Et Corrie Barry de citer l’exemple de Taylor Swift, dont la tournée The Eras Tour, diffusée au cinéma, pourrait être la première de l’histoire à générer plus d’un milliard de dollars de revenus.

La chanteuse est devenue le symbole de la « funflation », cette tendance à l’augmentation des prix dans le secteur du divertissement, liée à une forte demande des consommateurs. Selon le Bureau of Economic Analysis, du Département américain du Commerce, relayé par le Wall Street Journal, les Américains devraient dépenser cette année l’équivalent d’environ 95 milliards de dollars en billets pour des divertissements (cinéma, spectacles, événements sportifs, etc.). Soit 23 % de plus qu’en 2022 et 12,5 % de plus qu’en 2019, avant la pandémie de Covid-19.

Les jeunes, premiers concernés

Mi-septembre, la Bank of America, la deuxième plus grande banque américaine, évoquait déjà ce phénomène dans une note. D’après elle, les consommateurs, frustrés par l’annulation d’événements culturels et sportifs pendant la crise sanitaire, sont prêts à débourser davantage pour se divertir. Cette « peur de manquer » (ou FOMO, fear or missing out en anglais) se retrouve surtout parmi les jeunes : un sondage Qualtrics pour Credit Karma réalisé début septembre aux États-Unis montre ainsi que les dépenses mensuelles de divertissement de la génération Z ont augmenté « plus que toute autre génération » depuis l’apparition du Covid.

Outre-Atlantique, l’attrait accru pour les expériences en direct, au détriment des biens matériels, se ressent sur le prix des billets. À titre d’exemple, le pass pour un jour à Disneyland vient d’augmenter de 8,4 % et les places pour les matchs de NBA ont augmenté de 60 % en un an, selon la société de billetterie StubHub.

S’amuser oui, mais à quel prix ?

Le phénomène de « funflation » est encore plus frappant quand il concerne des superstars comme Taylor Swift, qui ont construit une marque forte : lors de sa tournée nord-américaine, certaines places vendues plus de 1 000 dollars se sont arrachées comme des petits pains. Avant elle, c’est Beyoncé et son Renaissance World Tour qui ont affolé l’économie, parfois même jusqu’en Suède. Au total, les tournées des deux chanteuses devraient contribuer au PIB des États-Unis à hauteur de 5,4 milliards de dollars, selon Bloomberg Economics. Et elles ne sont pas les seules à doper l’économie du divertissement : depuis l’arrivée du footballeur Lionel Messi à Miami, le prix des billets a grimpé jusqu’à 255 dollars, contre 30 auparavant.

Beaucoup d’Américains sont prêts à dépenser sans compter pour voir leur idole : selon le sondage précédemment cité, 57 % d’entre eux ont récemment fait des sacrifices pour s’offrir un spectacle en direct. Mais ils sont tout aussi nombreux (58 %) à avoir dû réduire leurs dépenses en divertissement cette année en raison de la hausse des prix. Au pays de l’Oncle Sam, « c’est devenu trop cher de s’amuser », observe le Wall Street Journal.



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Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

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