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Immobilier à Bordeaux : une start-up propose aux primoaccédants … – Sud Ouest


Active depuis quatre ans à Paris et depuis septembre à Lyon, la start-up Virgil vient de se lancer sur le marché immobilier à Bordeaux. Un signe que celui-ci est devenu tellement étranglé qu’il était mûr pour une solution financière disruptive : le co-investissement.

Active depuis quatre ans à Paris et depuis septembre à Lyon, la start-up Virgil vient de se lancer sur le marché immobilier à Bordeaux. Un signe que celui-ci est devenu tellement étranglé qu’il était mûr pour une solution financière disruptive : le co-investissement.

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Pour les professionnels, la crise est « imminente », tandis que les élus cherchent des solutions. Comment y faire face ? Christine Bost, vice-présidente de Bordeaux Métropole, et Thierry Leblanc, président de la Fédération française du bâtiment en Gironde, ont débattu dans « Ça fait débat », l’émission de « Sud Ouest » et TV7

C’est le nom de l’innovation que promeut ce pionnier de la « prop tech », explique Saskia Fiszel, cofondatrive et « COO » (directrice des opérations). « Certes, les prix ont commencé à baisser à Bordeaux. Mais ils avaient flambé auparavant et les taux du crédit ont bondi en dix-huit mois, passant de 1 à 4 %, chaque point de plus diminuant de 10 % la capacité d’emprunt… Tous ceux qui ne peuvent pas compter sur un apport, souvent lié à une transmission familiale, se retrouvent dans l’incapacité de financer un achat dans le centre urbain, alors même que le tissu économique bordelais attire de jeunes actifs », analyse la dirigeante.

D’après la start-up, pour acquérir 40 m² à Bordeaux, il faut désormais un revenu brut annuel de 53 096 euros. « Neuf ans plus tôt, c’était 32 224 euros. » Un bond de 65 %, bien supérieur à l’évolution du salaire moyen entre-temps. « À niveau de revenu égal, c’est l’apport familial qui fait la différence, il y a donc une transmission des inégalités. Beaucoup renoncent à une pièce s’ils achètent, ou bien préfèrent rester locataires pour ne pas sacrifier leur cadre de vie et demeurer en centre-ville… »

« Il faut désormais un revenu brut annuel de 53 096 euros pour acheter 40 m² à Bordeaux. II y a neuf ans, c’était 32 224 euros »

À ce public, Virgil propose de « co-investir » en leur fournissant non pas un prêt, mais un apport pouvant aller jusqu’à 100 000 euros. En échange, la start-up prend possession d’une partie du bien acheté et se rémunère à la revente, dix ans au plus après l’acquisition. « Si nous finançons 10 % du prix d’achat, nous prenons 15 % du prix de vente. » Cet apport est fourni par une levée de fonds que la société opère auprès d’investisseurs institutionnels.

Qui y gagne ?

Il y a quatre ans, ce modèle économique a trouvé sa pertinence « gagnant-gagnant » dans un secteur immobilier en hausse continue. Mais qu’en est-il sur un marché devenu baissier ? « Bonne question, admet Saskia Fiszel. D’une part, nous pensons que le marché résidentiel urbain restera attractif à long terme. C’est un produit résilient et non pas spéculatif. D’autre part, en accédant à la propriété, nos clients arrêtent de payer un loyer, baissent leurs mensualités et les transforment en capital. La ‘‘valeur’’ de l’investissement ne se limite donc pas à la ‘‘prise de valeur’’ du bien. »

L’entrepreneuse assure que le « co-investisseur » fiche une paix royale aux acheteurs. « On ne va pas choisir la couleur du canapé. » En revanche, en tant que partie intéressée, Virgil participe à la négociation de la transaction et veut s’assurer que le bien acheté n’est pas surévalué. « En moyenne, nous faisons baisser le prix demandé de 8 %. »

Les Bordelais sont-ils prêts à accepter de n’être pas à 100 % chez eux afin de pouvoir acheter plus grand, voire tout court ? « Il y a quatre ans, on ne le pensait pas, mais nous avons reçu de plus en plus de demandes locales. »

Pour l’investisseur, même sur un (improbable ?) marché figé où les prix stagneraient durablement, l’affaire reste sécurisée. Un peu de maths : payer 10 % et récolter 15 %, c’est un levier de 50 % en dix ans, soit 4 % par an



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Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

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