Politique

Suppression de l’ISF, autoroute A69 : sans surprise, Macron fait n … – Le Média


Les projets d’autoroute en France, avancée pour la mobilité ou nouveau méga projet inutile et polluant ? Réformes 2018 de Macron, juste un cadeau aux riches ? On décrypte tout cela, c’est l’Instant Porcher.

Ce week-end a été marqué par une mobilisation réprimée, celle contre l’A69, ce projet de construction, déjà commencé, d’autoroute entre Castres et Toulouse. Ce n’est pas la première manifestation contre ce projet, et contre une construction d’autoroute.
Défense de l’environnement et des arbres d’une part, discours sur le désenclavement et la mobilité des ruraux d’autre part, ces projets sont très politiques : OFF Investigation révèle dans son enquête-documentaire, que des actionnaires de ce projet sont très liés à la carrière politique d’Emmanuel Macron.

Ce projet propose finalement de relier, et privatiser, l’axe de Toulouse à Castres, 53km, pour gagner entre 15 et 25 minutes, et touche 300 hectares de terre.
Portée par Carole Delga, et soutenue par l’État, cette autoroute est fortement contestée chez les climatologues, écologistes et locaux : le tracé coupe des villages, ne donne pas d’accès direct aux locaux a contrario d’une rocade, et exclut celles et ceux qui ne veulent/peuvent pas payer et donc perdront du temps à prendre une rocade déclassée par rapport à actuellement. C’est une solution contre-productive, selon Thomas Porcher. L’économiste rapporte aussi que cela peut vider les villages et toucher leurs commerces.

Baisse de l’impôt sur les sociétés, flat tax, suppression de l’ISF… et si ces réformes de 2018 se révélaient inutiles, à part enrichir les plus riches ?
Malgré les promesses d’Emmanuel Macron et de Bruno Le Maire sur l’efficacité de réduire la fiscalité sur le capital dans l’objectif de redynamiser l’économie, relancer l’investissement, créer des emplois…
Le rapport de France Stratégie, rattaché à Matignon, montre une nouvelle fois que cela ne fonctionne pas.

Tout d’abord, supprimer l’ISF, impôt sur la fortune, pour créer l’IFI, l’impôt sur la fortune immobilière : perte de 4 milliards pour les comptes publics, rien que pour l’année 2022.

Pour la flat tax, ou prélèvement forfaitaire unique, mis en place afin de “simplifier la fiscalité des revenus du capital en appliquant un taux unique de 30 %”, le rapport dit ceci : « Les études académiques disponibles au niveau international échouent à mettre en évidence qu’une modification de la fiscalité du capital pesant sur les ménages puisse avoir un effet notable sur le comportement réel des entreprises, tant en termes d’investissement que de demande de travail (emploi et niveau de rémunération des salariés) ».

Pour l’impôt sur les sociétés, le rapport dit que « la littérature identifie un effet de la modification de l’impôt sur les sociétés sur l’investissement des entreprises et la demande de travail ».

Ces réformes ont un constat flagrant en France, l’enrichissement des plus riches : elles ont favorisé la distribution de dividendes. Aucun investissement dans d’autres entreprises n’a été noté.

Alors, pourquoi, dans tout ce rapport, les Echos ont choisi comme titre “ISF, « flat tax » : les réformes d’Emmanuel Macron ont dynamisé les créations d’entreprises” ? Car c’est vrai. Le rapport note un taux de création d’entreprises qui a augmenté de 9 à 11%. Bon, sur la création d’emploi, difficile de le mesurer, France Stratégie avertit sur un effet de substitution de salariés. Ces créations concernent surtout les secteurs liés à la baisse de la fiscalité : activités financières et d’assurance, immobilier, information-communication…

Et, pourquoi, dans tout ce rapport, Le Figaro choisit de titrer : “Ce nouveau rapport qui prouve l’inefficacité de l’ISF pour taxer les grandes fortunes” ?

C’est également dit dans le rapport : la progressivité de l’ISF se révélait plutôt inefficace pour les ultra riches, moins taxés proportionnellement car l’ISF était plafonné à 75%, que le patrimoine, les biens professionnels ou les revenus dans les sociétés holding n’étaient pas pris en compte.

« Chaque fois qu’un texte est voté, il devrait être obligatoire d’évaluer son efficacité, deux ans après son application.

Chaque texte important devrait contenir une clause d’abrogation automatique en l’absence d’une évaluation probante. » Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Emmanuel Macron, dans son livre “Révolution”, publié en novembre 2016.

Lisa Lap et Thomas Porcher analysent tout cela, c’est l’Instant Porcher.





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Lucas Leclerc

Tel un mélodiste des pixels, je suis Lucas Leclerc, un Compositeur de Contenus Digitaux orchestrant des récits qui fusionnent la connaissance et l'imagination. Mon passage à l'Université Catholique de Lyon a accordé une symphonie à ma plume. Telle une partition éclectique, mes écrits se déploient des arcanes de la sécurité internationale aux méandres de la politique, des étoiles de la science aux prédictions des bulletins météo. Je navigue entre les lignes avec la même aisance qu'un athlète soucieux de sa santé. Chaque article est une note de transparence, une mélodie d'authenticité. Rejoignez-moi dans cette composition numérique où les mots s'entremêlent pour former une toile captivante de connaissances et de créativité, où la sécurité mondiale danse avec les étoiles, où les sphères politiques se fondent avec la météorologie, et où chaque paragraphe est une sonate pour la compréhension globale.

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