Droit international

Au conseil de World Rugby, la France doit protéger le Top 14 et … – Sud Ouest


La diplomatie rapportée au monde du rugby tient un peu du jeu de go. La France doit y mener une bataille tactique délicate en raison de son écosystème différent avec une ligue et des clubs puissants. L’enjeu est de ne pas se laisser isoler, de ne pas avoir à subir les décisions des autres nations organisées différemment puisque tous les flux financiers y sont contrôlés par les fédérations.

Le contexte est compliqué…

La diplomatie rapportée au monde du rugby tient un peu du jeu de go. La France doit y mener une bataille tactique délicate en raison de son écosystème différent avec une ligue et des clubs puissants. L’enjeu est de ne pas se laisser isoler, de ne pas avoir à subir les décisions des autres nations organisées différemment puisque tous les flux financiers y sont contrôlés par les fédérations.

Le contexte est compliqué. Florian Grill, le nouveau président de la Fédération française, l’a rappelé : « Le rugby vit au-dessus de ses moyens. Toutes les nations souffrent financièrement. » Pour faire face à cette crise qui est à la fois structurelle et conjoncturelle, World Rugby a imaginé créer une nouvelle compétition : la « Nations Cup ».

Valoriser l’existant

Le projet est dans les cartons depuis longtemps. En fait, il s’agit de valoriser l’existant, de donner un sens aux tournées de juillet et à celles de novembre, d’établir un classement des matches joués pour organiser une mini-phase finale tous les deux ans. L’objectif est d’aller chercher des sponsors et de vendre des droits TV.

Cette compétition, qui doit voir le jour en 2026, mettra aux prises les 24 premières équipes du classement mondial, réparties en deux divisions avec deux montées et deux descentes à compter de 2030.

Les plans de la Nations Cup esquissés en amont de la Coupe du monde auraient imposé sept doublons

La création de cette « Nations Cup » doit être validée ce mardi à Paris, lors du conseil de World Rugby. Ce n’est pas simple. Ces dernières semaines, plusieurs réunions préparatoires se sont tenues à Paris. Car l’apparition d’une nouvelle compétition aura forcément un impact dans un calendrier déjà surchargé. Il faudra ajouter une date dans la fenêtre internationale de l’automne. Pour compenser, il est prévu de ramener le Tournoi des Six-Nations de sept à six semaines.

Mais ce ne sont pas les seuls ajustements. Les négociations ont été menées avec la participation du syndicat international des joueurs qui est devenu un acteur incontournable des débats. « Le syndicat met une grosse pression pour revoir les périodes de repos des joueurs », explique Jean-Marc Lhermet, le vice-président de la FFR en charge du haut niveau. « World Rugby est très l’écoute des questions de santé, ce qui est normal. Mais le fait d’ajouter des matches nécessite une adaptation dans la gestion des joueurs. »

Avec ces parenthèses de repos, les plans de la Nations Cup esquissés en amont de la Coupe du monde auraient imposé sept doublons supplémentaires aux clubs français. Ils ont bien sûr fait bondir la Ligue. Si les caciques de World Rugby avaient pour objectif de fragiliser les fondations du rugby professionnel français, ils ne s’y seraient pas pris autrement.

Contre-propositions

Mais la France a des cartes à jouer et possède une capacité de blocage de certaines décisions. Et surtout, pour la première fois, la Ligue et la Fédération ont choisi de parler d’une seule voix. Depuis une semaine, permanents de la LNR et représentants de la FFR font du lobbying dans un grand hôtel de Montparnasse pour défendre le modèle français dans un monde qui reste contrôlé par les Anglo-Saxons.

« On a fait des contre-propositions », explique Lhermet. « On souhaite aussi qu’on accompagne mieux le développement du rugby mondial, qu’il y ait une meilleure répartition de revenus pour aider les nations émergentes. On n’a pas reçu de business plan, d’estimations chiffrées de ce que pourrait ramener la Nations Cup. »

Comment les propositions françaises seront-elles accueillies ? Elles vont à l’encontre de la vision mercantile et « court-termiste » du Britannique Alan Gilpin, directeur général World Rugby, qui pèse beaucoup dans les orientations de l’institution.



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Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

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