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Mort subite: les paquets de couches pour bébés pointés du doigt pour des images inverses aux… – BFMTV


Des chercheurs alertent sur l’incohérence qui existe entre les images publicitaires montrant des bébés endormis sur des paquets de couches vendus en Europe et les recommandations internationales de sommeil sécurisé.

Il existe un “décalage entre les visuels utilisés sur les emballages et les recommandations de couchage des nourrissons”. Dans un communiqué publié ce lundi 23 octobre par l’Institut nationale de la santé et de la recherche médicale (Inserm), des chercheurs alertent sur le risque de mort subite du nourrisson et la désinformation que véhiculent certaines images publicitaires sur les paquets de couches.

Le syndrome de la mort subite du nourrisson (MSN) désigne la mort inattendue d’un nourrisson sans aucun antécédent médical pouvant l’expliquer. Les nourrissons de moins d’un an sont généralement touchés.

“Dans plusieurs pays européens où les taux d’incidence de la mort subite du nourrisson sont élevés, il est noté aussi une fréquence élevée de pratiques parentales de couchage ‘à risque'”, informe l’Inserm dans ce communiqué.

L’institut rappelle que bien souvent, les “images véhiculant des messages de santé implicites ou explicites” ont une incidence sur les pratiques des individus. Or, dans plusieurs pays européens, un taux très élevé de visuels présents sur les emballages de couches sont actuellement non-conformes aux recommandations de couchage des nourrissons.

631 emballages étudiés

Dans ce contexte, des chercheuses et chercheurs de l’Inserm, de l’université Paris Cité et d’HEC, en collaboration avec l’AP-HP et le CHU de Nantes ont réalisé une étude sur la conformité des images présentes sur les emballages de couches et les recommandations en vigueur sur le couchage sécurisé des nourrissons.

De juillet 2022 à février 2023, ils ont recherché sur Internet et dans 11 pays d’Europe, dont la France, les emballages de couches pour les nourrissons de moins de 5 kg, car plus à risque de mort subite.

Pour chaque type d’emballage, les scientifiques ont regardé s’il y avait une image représentant un bébé, si le bébé dormait et, si oui, si le visuel choisi par la marque était compatible avec les recommandations internationales de prévention de MSN.

Au total, sur 361 emballages identifiés, 49% d’entre eux représentaient un bébé endormi. Parmi eux, 79% des visuels n’étaient pas conformes à au moins une des recommandations de couchage sécurisée.

“On pouvait observer un bébé endormi en position ventrale ou latérale sur 45 % de ces paquets, avec une literie ou un objet mou (…) sur 51 % d’entre eux” rapporte le communiqué.

Aussi, 10 % des visuels non-conformes représentent un nourrisson partageant la surface de couchage avec une autre personne.

Les chercheurs ont également conduit des recherches similaires sur les sites internet d’agences sanitaires ou de sociétés savantes et ont là encore trouvé des images non-conformes.

250 à 350 cas de morts subites du nourrisson par an

Chaque année, en France entre 250 et 350 bébés sont victimes de la mort subite du nourrisson. Première cause de décès chez les nourrissons de moins d’un an, ce syndrome survient principalement durant le sommeil.

Au début des années 1990, la position de couchage ventrale était considérée comme le risque majeur de la MSN, mais depuis, d’autres facteurs à risque ont été identifiés notamment des surfaces de couchage ou environnantes molles (oreiller, peluche, couette…) et le partage de la surface de couchage avec une autre personne (parent, frère, sœur…).

Selon les recommandations internationales de l’American Academy of Pediatrics, il est conseillé de placer le nourrisson sur le dos lorsqu’il dort et sur un matelas ferme, recouvert d’un drap-housse. L’institut préconise de ne laisser aucun objet à la portée du nourrisson tel que des oreillers, des couvertures, des jouets, etc.

Cette étude réalisée par l’Inserm a pour objectif de “prévenir des pratiques de couchage dangereuses”, conclut Martin Chalumeau, dernier auteur de l’étude, épidémiologiste à l’Inserm, professeur à Université Paris Cité et pédiatre à l’AP-HP.

“Ces résultats suggèrent la nécessité d’actions de la part des fabricants et des législateurs pour empêcher cette exposition à des images commerciales ou officielles non-conformes aux recommandations de prévention de la mort subite du nourrisson”, ajoute-t-il.

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Charlotte Lambert

Voyageuse d'idées et jongleuse de mots, je suis Charlotte Lambert, une Spécialiste de l'Art de Rédiger tissant des histoires qui transcendent les frontières. Mon parcours à l'Institut Catholique de Toulouse a été le ferment de ma passion pour l'écriture. Tel un guide littéraire, j'explore les méandres des organisations internationales, les échos des événements mondiaux, les trésors du système éducatif, les énigmes des problèmes sociaux, et les horizons infinis du voyage. Mon stylo danse entre les lignes, infusant chaque article d'une authenticité inébranlable. Joignez-vous à moi dans ce périple où les mots sont les balises qui éclairent le chemin de la compréhension mondiale, où l'événementiel devient un kaléidoscope de perspectives, où l'éducation se dessine avec la richesse de l'avenir, où les enjeux sociaux prennent une nouvelle dimension et où chaque page est un pas vers l'ailleurs.

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