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“Mensuram Bonam” s’adresse à toutes les catholiques – Aleteia


Le diocèse de Lyon a organisé une première journée de travail des acteurs de la finance afin de parler de finance éthique et présenter notamment “Mensuram Bonam”, un document qui invite les catholiques à investir selon la Doctrine Sociale de l’Église. Venu pour l’occasion, Jean-Baptiste de Franssu, directeur de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), la banque du Vatican, a répondu aux questions de Aleteia.

La première journée de travail « Finance et bien commun » organisée par Le Parvis Part-Dieu et la Fondation Saint-Irénée s’est tenue le 19 octobre dernier à Lyon. Comment investir au service du bien commun ? Investir éthiquement signifie-t-il devoir renoncer aux performances? Quels sont les critères extra-financiers à prendre en compte pour investir éthiquement… Introduite par Olivier Mgr de Germay, archevêque de Lyon, et réunissant de nombreux entrepreneurs, cette journée tentait de répondre à travers des tables rondes à une série de questions vertigineuses. Parmi les intervenants, Jean-Baptiste de Franssu, le directeur de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), la banque du Vatican, qui présentait Mensuram Bonanam, document publié en novembre 2022 par l’Académie pontificale des Sciences et des Sciences sociales et auquel il a participé à la rédaction.

Enracinée dans les enseignements de la foi et dans la doctrine sociale de l’Église, Mensuram Bonam s’adresse en les soutenant « à tous ceux qui travaillent au quotidien dans les secteurs financiers (institutions mais aussi individus) et cherchent les moyens de vivre leur foi et de contribuer à la promotion d’un bien-être inclusif et intégral ou à la progression des personnes ». Le document se fait fort de proposer des mesures basées sur la foi pour les investisseurs catholiques. La finance peut-elle être morale ? Oui, répond un document du Vatican, mais à condition que les investisseurs respectent certains principes. Entretien.

Aleteia : Vous avez été nommé à la tête de l’IOR par le pape François en 2014. Quelle a été votre mission ces dix dernières années ?
Jean-Baptiste de Franssu : Nous avons eu un gros travail de remise à plat par la mise en place de nouvelles règles de fonctionnement, de transparence, et d’efficacité. En 2014, une seule banque acceptait de travailler avec l’IOR. Aujourd’hui elles sont plus d’une cinquantaine. Nous avons deux activités à l’IOR, une activité bancaire classique avec les comptes du Vatican et notamment le financement de la Curie, et une activité de gestion de compte de tiers pour des communautés du monde entier, des associations et même des personnes physiques, comme des prêtres qui nous choisissent comme banque. Notre équipe compte aujourd’hui 120 collaborateurs, tous laïcs, tous des professionnels du monde de la finance qui ont exercé dans d’autres structures financières auparavant et qui assurent au quotidien un travail de qualité, d’intégrité et de transparence. Pour ma part, je m’apprête à quitter prochainement mes fonctions, car mon mandat de cinq ans, renouvelable une fois, arrivera à son terme en 2024.

Le « capital » chrétien, c’est-à-dire l’argent qui appartient aux diocèses et aux catholiques dans le monde, a été estimé à 1,8 trilliards d’euros.

Quel est le message que vous avez voulu faire passer avec Mensuram Bonanam ?
Ce document d’une cinquantaine de pages présente et explicite les mesures basées sur la foi pour les investisseurs catholiques. Comme le dit le cardinal Turkson, il s’agit d’apporter la lumière de l’Évangile et de la Doctrine sociale de l’Église sur le domaine spécifique de l’économie et du monde de la finance, que ce soit la gestion des actifs financiers ou l’investissement. Ce document s’adresse donc à tous ceux qui travaillent au quotidien dans les secteurs financiers mais également à toutes les structures de l’églises, les diocèses, les institutions, les associations, pour qu’elles prennent conscience que leurs investissements doivent se faire au nom du bien commun, et sur le long terme, montrant ainsi l’exemple d’une finance vraiment éthique. 

Pourquoi les chrétiens doivent se sentir concernés par l’investissement éthique ?
Le « capital » chrétien, c’est-à-dire l’argent qui appartient aux diocèses et aux catholiques dans le monde, a été estimé à 1,8 trilliards d’euros. Imaginez l’impact positif sur la société si tout était investi pour le bien commun ! Avec la publication de Mensuram Bonanam en novembre 2022, c’est à présent une nouvelle grande tâche qui commence. Celle de créer un mouvement qui réunit tous les personnes responsables en mission pour l’Église qui investissent sur les marchés financiers, pour qu’elles soient bien formées et qu’elles mettent en place de bonnes pratiques, afin que, partout dans le monde, les investisseurs catholiques agissent dans la conformité de la doctrine sociale de l’Église. C’est pourquoi, pour la toute première fois, les 2 et 3 novembre prochain, au Vatican, nous réunissons 120 acteurs (des économes diocésains, des associations, des instituts), qui viennent d’Amérique, d’Europe et d‘ailleurs, pour une première rencontre d’informations, de mise en relation et de dialogue, afin de présenter les bonnes pratiques et leur permettre d’améliorer la gestion quotidienne de leurs finances. 

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Lucas Leclerc

Tel un mélodiste des pixels, je suis Lucas Leclerc, un Compositeur de Contenus Digitaux orchestrant des récits qui fusionnent la connaissance et l'imagination. Mon passage à l'Université Catholique de Lyon a accordé une symphonie à ma plume. Telle une partition éclectique, mes écrits se déploient des arcanes de la sécurité internationale aux méandres de la politique, des étoiles de la science aux prédictions des bulletins météo. Je navigue entre les lignes avec la même aisance qu'un athlète soucieux de sa santé. Chaque article est une note de transparence, une mélodie d'authenticité. Rejoignez-moi dans cette composition numérique où les mots s'entremêlent pour former une toile captivante de connaissances et de créativité, où la sécurité mondiale danse avec les étoiles, où les sphères politiques se fondent avec la météorologie, et où chaque paragraphe est une sonate pour la compréhension globale.

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