Des sports

Cyclisme – Bilan de la saison 2023 : Julian Alaphilippe de moins en … – La Montagne


Dans le cœur du public français, le Montluçonnais de 31 ans reste et de loin le numéro un. A l’applaudimètre, sur le podium de départ de courses, Julian Alaphilippe, double champion du monde professionnel (2019-2020), conserve une cote de popularité toujours aussi élevée.

Mais en termes de résultats, la courbe s’est inversée pour le Bourbonnais depuis son 2e titre mondial à Louvain, en septembre 2021. Et c’est devenu encore plus compliqué cette saison, durant laquelle le puncheur de la Soudal – Quick-Step s’est mué en baroudeur, passant à l’attaque loin de l’arrivée et même parfois dès les premiers kilomètres de course.

Une campagne de classiques ultra discrète

Julian Alaphilippe n’a jamais été un grand chasseur de classiques, mais dans ses bonnes années, comme en 2019, il pouvait en claquer deux, s’imposer à la fois sur la Via Roma (Milan-Sanremo) et au sommet du Mur de Huy (Flèche Wallonne). Or, cette saison a marqué un grand recul pour l’enfant de Désertines dans la campagne des classiques printanières.

L’heure du bilan pour Rémi Cavagna : “En nombre de victoires, ma meilleure saison”

Aucun top 10 ! Meilleure place : 11e de Milan-Sanremo, la fameuse Primavera qui lui a pourtant souvent souri dans le passé (en plus de sa victoire, il a fini 3e en 2017 et 2e en 2020). Pire, il a été un simple équipier pour Remco Evenepoel à “Liège” avant de se relever et de finir à une anonyme 86e place, après avoir fait l’impasse sur la “Flèche”, devenue “sa” course (3 succès en 2018, 2019 et 2021) après s’y être révélé lors de l’édition 2015 (2e à 22 ans).

Même impuissance sur le “Ronde”, bouclé en 51e position. Bref, pas digne du (grand) coureur qu’il a été, même si aujourd’hui il a reculé jusqu’au 87e rang, au classement UCI.

Deux victoires, comme l’an passé, mais en courant beaucoup plus

En 63 jours de course, Julian Alaphilippe a levé deux fois les bras. Première victoire dès fin février, à la Faun Ardèche Classic, après un duel gagné face à David Gaudu. Second succès, en juin, au Dauphiné, au terme d’un sprint massif dans les rues de La Chaise-Dieu (2e étape). Un fait suffisamment rare et donc méritant d’être souligné.

Recevez par mail notre newsletter personnalisée Terre de Sports et retrouvez chaque lundi les infos et résultats de vos sports favoris.

NL {“path”:”mini-thematique-inscription”,”thematique”:”MT_Sports_Multisports”,”accessCode”:”14392327″,”allowGCS”:”true”,”bodyClass”:”ripo_generic”,”contextLevel”:”KEEP_ALL”,”filterMotsCles”:”1|11|22|9848|17123″,”gabarit”:”generic”,”hasEssentiel”:”true”,”idArticle”:”4392327″,”idArticlesList”:”4392327″,”idDepartement”:”282″,”idZone”:”30603″,”motsCles”:”1|11|22|9848|17123″,”premium”:”false”,”pubs”:”banniere_haute|article|article2|article3″,”site”:”MT”,”sousDomaine”:”www”,”tagsArticle”:”#julian-alaphilippe-2023″,”urlTitle”:”bilan-de-la-saison-2023-julian-alaphilippe-de-moins-en-moins-puncheur-mais-vrai-baroudeur”}

Deux victoires, exactement comme l’an passé, à la différence près, cependant, que le Bourbonnais a beaucoup plus couru en 2023. 63 jours de course, comme l’année de son deuxième sacre mondial, à une unité près (64). Mais en 2022, saison hachée par ses chutes à “Liège” et à la Vuelta, il n’en avait que 46 à son actif, puisque n’ayant pas été sélectionné par son équipe pour le Tour de France.

À la place, il avait disputé fin juillet le Tour de Wallonie, dont il avait remporté une étape, près de 4 mois après avoir connu un bonheur identique, au Tour du Pays Basque.

“J’ai essayé de prendre de l’avance” : Julian Alaphilippe a longtemps été en tête pour sa dernière course de la saison, au Japon

Deux victoires, aussi, qui ne doivent pas grand-chose à ses qualités de puncheur. Celles qui lui permettaient de faire de réelles différences dans les arrivées en pente assez courte mais ultra raide.

En Ardèche, il lui a fallu surtout bien grimper pour accompagner Gaudu à l’avant et utiliser sa pointe de vitesse pour devancer sur la ligne le 4e du Tour de France 2022. Enfin, à La Chaise-Dieu, il a manœuvré de main de maître et surpris tous les sprinteurs dans un exercice (sprint massif) où on ne l’attend désormais plus guère et où il sert le plus souvent de rampe de lancement pour d’autres, plus rapides, à la Soudal.

Dix Top 10, comme en 2014 !
Pour bien prendre la mesure du “déclassement” sur l’échelle des valeurs du double champion du monde, devenu un équipier de luxe, notamment pour Evenepoel, mais plus un coureur jouant toujours la gagne, il faut surtout regarder ses places dans le Top 10.
Dix fois, il y est entré cette année. C’était 26 fois en 2021, 31 en 2019 et jusqu’à 34 en 2018 ! Il faut remonter à sa première saison chez Quick-Step, en 2014, pour trouver dans son palmarès un aussi faible total de Top 10.

Le roi des échappées fleuves… qui ne vont pas au bout

Il y a une statistique qui impressionne quand on regarde plus en détails la dernière saison d’Alaf’, c’est le nombre de kilomètres qu’il a effectué devant le peloton, en échappée sur les épreuves du World Tour et de classe 1. Au total, 1.074, soit environ 10 % de son kilométrage en course (10.588).

Dix fois, dont sept lors du Tour de France, le Bourbonnais a réussi à se projeter en tête en prenant l’échappée “matinale” mais il a ensuite toujours été repris par les poursuivants ou lâché par ses compagnons de fugue, comme sur la 10e étape du Tour, entre Vulcania et Issoire. Où il a obtenu son meilleur résultat en courant de cette manière : une banale 10e place. Loin de récompenser une si grande débauche d’énergie.

Julian Alaphilippe en termine avec une saison très moyenne à la Japan Cup

Devenu un véritable roi du baroud, comme peut aussi l’être à la Soudal le Clermontois Rémi Cavagna, “Loulou” court de moins en moins comme un leader, cherchant à s’économiser et attendant sagement son heure pour porter l’estocade dans le final. Il est plus dans l’animation, moins dans la concrétisation d’une stratégie d’équipe. Sans doute parce qu’il n’en a plus les moyens physiques. Cette “mutation” ne date pas de cette saison mais elle a pris bien plus d’ampleur cet été.

Et d’ailleurs, c’est aussi de cette manière qu’il a fini la saison (tard) à la Japan Cup. Par 112 kilomètres à l’avant, dont une bonne part tout seul. Mais encore une fois sans pouvoir tenir jusqu’au bout (38e à l’arrivée). Comme le résumé de cette année, si loin de ses grands crus.

Raphaël Rochette



Source link

Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button