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Coupe du monde 2023. Pour le XV de France, l’heure n’est plus aux … – Sud Ouest


Au petit jeu des pronostics, les bookmakers sont au sport professionnel ce que les agences de notation financière sont à l’économie. Leur avis n’est pas toujours d’une fiabilité absolue mais on ne peut pas ignorer leur diagnostic.

Cette semaine, les officines de paris ont rétrogradé le Quinze de France de la première à la deuxième place, laissant aux All Blacks le premier rang des favoris (1) de la Coupe du monde. C’est l’effet Romain Ntamack. On ne va pas comparer le forfait de l’ouvreur toulousain à la crise des « subprimes » ni au krach de 1929 mais sa blessure…

Au petit jeu des pronostics, les bookmakers sont au sport professionnel ce que les agences de notation financière sont à l’économie. Leur avis n’est pas toujours d’une fiabilité absolue mais on ne peut pas ignorer leur diagnostic.

Cette semaine, les officines de paris ont rétrogradé le Quinze de France de la première à la deuxième place, laissant aux All Blacks le premier rang des favoris (1) de la Coupe du monde. C’est l’effet Romain Ntamack. On ne va pas comparer le forfait de l’ouvreur toulousain à la crise des « subprimes » ni au krach de 1929 mais sa blessure constitue un sacré de coup de grisou et ébranle, de fait, la cohérence, l’équilibre du jeu tricolore.

Les messages de Galthié

On pourrait exposer ici toutes les raisons pour lesquelles Romain Ntamack était devenu l’incontestable numéro 1 au poste d’ouvreur, une vraie première dans l’histoire du rugby français. Un mouchoir à la main, on pourrait s’éterniser sur sa maîtrise technique, son sang-froid tactique, sa solidité défensive, sa capacité à jaillir, sa complémentarité avec Antoine Dupont. Cette liste n’est pas exhaustive mais elle suffirait à tirer des larmes à Fabien Galthié.

Mais l’heure n’est plus aux lamentations. Jeudi, en dévoilant la composition de l’équipe qui jouera ce samedi contre les Fidji, l’entraîneur des Bleus n’en a pas fait des tonnes pour commenter la perte d’un joueur qu’il apprécie pourtant particulièrement. Il a parlé « d’une gifle monumentale ». C’était fort et c’était suffisant. Et puis il s’est projeté sur l’avenir, en challengeant ses deux suppléants, Antoine Hastoy et Matthieu Jalibert. « C’est leur destin, ils doivent croire en eux. » Cela n’a pas été le seul message de l’ancien demi de mêlée.

Alors que le compte à rebours est enclenché, il est urgent pour cette équipe de se replacer dans une bulle anticyclonique.

« On encaisse, on digère, on se relève. » Le triptyque énoncé jeudi par Galthié à l’attention de ses joueurs a valeur de slogan, et il arrive au bon moment. Si, à moins de trois semaines de son entrée en lice face à la Nouvelle-Zélande, l’équipe de France est menacée de se voir enlever son triple AAA, ce n’est pas seulement parce qu’elle a perdu son maître à jouer ou parce que Cyril Baille, peut-être le meilleur pilier gauche de la planète, touché à un mollet, sera indisponible au coup d’envoi du Mondial. C’est aussi parce que ses deux premières sorties face à l’Écosse ont été loin d’être convaincantes.

Alors que les All Blacks ont aligné face à l’Australie, deux fois, l’Afrique du Sud et l’Argentine, quatre succès probants, les Bleus ont rendu deux copies plutôt pâlichonnes face aux Écossais, même avec la formation dite « Premium ». À Edimbourg comme à Saint-Etienne, ils ont été perméables dans les couloirs, fragiles ou timides dans le défi frontal, dominés dans la possession et à court de solutions quand ils tenaient le ballon. Ils ont eu des fulgurances bien sûr, ils ont proposé des séquences de classe mais rien de réellement consistant.

« C’est le match parfait, au bon moment, pour repartir au combat »

« On est vraiment dans ce qu’on recherchait », a assuré Fabien Galthié dont le nez s’est peut-être allongé. « Ces matches nous donnent beaucoup de matière. On constate des progrès dans certains domaines. Je citerais la discipline défensive, avec seulement sept pénalités concédées dans un match où nous avons été bien malmenés par les Écossais. On a réussi à rester lucide. Il faut le conserver ». « Mais on a clairement l’ambition d’être plus juste offensivement », a-t-il concédé. « La semaine dernière, on a connu une période très forte durant laquelle on aurait pu scorer beaucoup plus. Mais on n’a pas été tout à fait juste. »

Objectifs personnels

Face aux Fidjiens du flamboyant Semi Radradra, les Bleus parviendront-ils à trouver cette justesse technique et tactique, à hausser le curseur dans l’affrontement ? « C’est un match qui va être dur mais riche d’enseignements, a jugé l’entraîneur des Bleus. C’est un adversaire terrible. Ce sont des joueurs de rugby magnifiques. C’est le match parfait, au bon moment, pour repartir au combat avec cette équipe qui va avoir un joli défi face aux meilleurs attaquants du monde. »

Avec pour certains des objectifs personnels à faire coïncider avec l’ambition collective. Samedi soir, Melvyn Jaminet, Arthur Vincent, Yoram Moefana chez les arrières, Dylan Cretin, Florent Verhaeghe joueront leur place au sein de la liste des 33 qui sera dévoilée lundi.

À Nantes, c’est d’abord une dynamique de groupe qu’il est impératif de relancer. Alors que le compte à rebours est enclenché, il est urgent pour cette équipe de se replacer dans une bulle anticyclonique. Et de retrouver la cote chez les bookmakers.

(1) La cote de la Nouvelle-Zélande est de 5 contre 2, celle de la France 3 contre 1. L’Irlande et l’Afrique du Sud sont à 5 contre 1.



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Charlotte Lambert

Voyageuse d'idées et jongleuse de mots, je suis Charlotte Lambert, une Spécialiste de l'Art de Rédiger tissant des histoires qui transcendent les frontières. Mon parcours à l'Institut Catholique de Toulouse a été le ferment de ma passion pour l'écriture. Tel un guide littéraire, j'explore les méandres des organisations internationales, les échos des événements mondiaux, les trésors du système éducatif, les énigmes des problèmes sociaux, et les horizons infinis du voyage. Mon stylo danse entre les lignes, infusant chaque article d'une authenticité inébranlable. Joignez-vous à moi dans ce périple où les mots sont les balises qui éclairent le chemin de la compréhension mondiale, où l'événementiel devient un kaléidoscope de perspectives, où l'éducation se dessine avec la richesse de l'avenir, où les enjeux sociaux prennent une nouvelle dimension et où chaque page est un pas vers l'ailleurs.

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