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Logement au Pays basque : cette affiche pour des résidences secondaires qui donne de l’urticaire aux locaux – Sud Ouest


Il n’y a pas que les physalies qui provoquent de l’urticaire en ce moment sur la Côte basque. Un panneau publicitaire itinérant, promené ces derniers jours le long du littoral, a fait pousser des boutons d’exaspération à de nombreux habitants. Sur cette affiche vantant le projet immobilier Erreka à Anglet, situé juste à côté du centre commercial BAB 2 et du ruisseau Aritxague,…

Il n’y a pas que les physalies qui provoquent de l’urticaire en ce moment sur la Côte basque. Un panneau publicitaire itinérant, promené ces derniers jours le long du littoral, a fait pousser des boutons d’exaspération à de nombreux habitants. Sur cette affiche vantant le projet immobilier Erreka à Anglet, situé juste à côté du centre commercial BAB 2 et du ruisseau Aritxague, ce slogan : « L’océan comme résidence secondaire, ça vous tente ? ». Les abertzale d’EH Bai ont été les premiers à avoir des démangeaisons : « Dans un contexte où depuis trois ans, il ne se passe pas deux semaines sans qu’il y ait une mobilisation contre la spéculation et les résidences secondaires, on trouve cela ultra-déplacé. C’est une provocation », résume leur coordinateur Nikolas Blain.


Le programme en cours de construction, près du Carrefour BAB et le long du ruisseau Aritxague.

Bertrand Lapègue

La plateforme a adressé un courrier au maire d’Anglet Claude Olive, pour savoir ce qu’il comptait faire. Sur X (anciennement Twitter), Nikolas Blain a même insinué que cette opération de com’ s’était réalisée « sûrement avec l’accord de la Ville ». L’édile LR a peu goûté l’accusation, mais les deux bords se rejoignent pour condamner l’initiative du promoteur, Carrefour Property. « Je trouve ça complètement déplacé par rapport à ce que l’on vit actuellement sur la Côte basque. Cela dit, je n’accepte pas d’être épinglé par les uns ou les autres. Je n’ai pas été consulté et si ça avait été le cas, j’aurais refusé. » Le maire s’irrite d’autant plus qu’une convention avait été signée avec Carrefour Property : « On s’était entendu sur une communication commune, ils ne l’ont pas respectée. »

« S’ils continuent cette campagne, je prendrai un arrêté d’interdiction »

Alors que le Règlement local de publicité intercommunal (RLPI) se trouve en cours d’élaboration, EH Bai exhorte Claude Olive à utiliser ses pouvoirs, via la version communale (Règlement local de publicité, RLP) pour faire cesser ce genre de réclames. « Il peut par exemple décider de mettre en place une taxe super forte, qui serait dissuasive. Au moins ça. » L’intéressé se veut plus radical : « S’ils continuent cette campagne, je prendrai un arrêté d’interdiction. » Il semble qu’il ne soit pas nécessaire. L’affiche a disparu.

Un chantier polémique

Sollicité, Carrefour Property indique que sa campagne, « localisée et courte, est aujourd’hui terminée ». Elle se serait tenue à Anglet, Saint-Jean-de-Luz et Hossegor les 11, 12 et 13 août. Le promoteur souligne que « le prix au m2 des logements proposés est inférieur à celui des programmes immobiliers situés à proximité et ce pour permettre aux locaux de se porter acquéreurs (à partir de 249 000 euros pour un T2 de 43 m2, soit plus de 5 800 euros/m², NDLR) ». Par ailleurs, « plus de 80 % des logements libres commercialisés l’ont été auprès de locaux (ou départements limitrophes) et plus de 50 % destinés à de la résidence principale et/ou pied à terre », sans préciser la différence entre « pied à terre » et « résidence secondaire ».

Le projet Erreka, qui comprend une centaine de logements dont 40 % de social, n’en est pas à sa première polémique. Fin septembre 2022, il avait été pointé du doigt par une vidéo du journaliste Hugo Clément. On y voyait le chantier démarrer sur des tas de détritus. Dans son communiqué, Carrefour Property l’assure désormais : « L’ensemble des mesures de traitement de la pollution en déchets inertes ont été réalisées (criblage et évacuation et traitement des déchets) en conformité avec la réglementation en vigueur. » Si le promoteur et Eiffage, en charge des travaux, n’ont pas été inquiétés, une procédure judiciaire est en cours contre le maître d’œuvre Ingecobat. Décision le 5 septembre. La livraison du projet, elle, est annoncée pour mars 2024.



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Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

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