Santé

Covid-19 : trois questions sur la campagne vaccinale prévue pour cet automne – franceinfo


Une nouvelle campagne de vaccination, couplée à celle de la grippe, sera lancée à partir du 17 octobre. Elle s’adresse principalement aux personnes à risque.

Le Covid-19 fait son retour. Avec un peu plus de 900 passages aux urgences entre le 31 juillet et le 6 août et plus de 1 500 actes médicaux réalisés par SOS Médecins pour suspicion de Covid-19, “la situation actuelle nécessite de rester vigilant”, note Santé publique France dans son bulletin épidémiologique publié vendredi 11 août. Si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne considère plus la pandémie comme une urgence sanitaire mondiale depuis début mai, elle a invité tous les pays à “intensifier les efforts pour accroître la couverture vaccinale” pour toutes les personnes vulnérables, a souligné son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué (PDF), mercredi 9 août.

>> Covid-19 : trois questions sur la “reprise épidémique” observée en France, boostée par le nouveau variant Eris

De son côté, la Direction générale de la santé (DGS) a publié une circulaire le 19 juillet (fichier PDF, page 133), donnant les détails de la campagne vaccinale à venir cet automne. Quand débutera-t-elle ? Quelles sont les personnes concernées ? Avec quels vaccins ? Franceinfo répond à trois questions sur la campagne prévue cet automne.

1Quand commencera la campagne vaccinale ?

La campagne vaccinale automnale débutera dès le 6 septembre à Mayotte et le 17 octobre dans l’Hexagone, en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, a détaillé la Direction générale de la santé, dans sa note du 19 juillet. Ce plan s’appliquera “sous réserve de l’absence de vague épidémique liée au Covid-19 avant l’automne”. Interrogée par l’agence spécialisée APMNews le 11 août lors d’un point presse, la DGS a précisé que pour l’heure, le regain épidémique observé ces dernières semaines ne nécessite pas d’avancer les dates de cette campagne.

Un avis partagé par le professeur en immunologie et membre de la commission technique de vaccination de la Haute Autorité de santé (HAS), Stéphane Paul. “La situation n’est pas très alarmante : l’augmentation du nombre de cas est localisée et liée à des événements festifs”, comme les Fêtes de Bayonne, explique-t-il à franceinfo.

2Qui est incité à se faire vacciner ?

Contactée, la HAS maintient les recommandations émises dans son avis publié en février 2023. A savoir : vacciner toutes les personnes à risques. Dans le détail, il s’agit des personnes présentant des comorbidités (comme le diabète, l’obésité, des maladies chroniques) et immunodéprimées dès l’âge de 6 mois, les femmes enceintes et les personnes âgées de plus de 65 ans. Une recommandation étendue “aux personnes de leur entourage ou en contact régulier avec elles (dont les professionnels des secteurs sanitaire et médicosocial)”. La DGS précise que les personnes atteintes de troubles psychiatriques, de démence ou de trisomie 21 sont également concernées.

“Il n’y a pas d’intérêt particulier à élargir à l’ensemble de la population, car nous n’avons pas enregistré de critères de sévérité particuliers pour les personnes qui ne sont pas à risques, détaille Stéphane Paul. Notre point de vigilance porte sur le fait que les dernières personnes vaccinées l’ont été il y a un an et que les effets de la vaccination diminuent avec le temps.”

Par ailleurs, la vaccination est gratuite pour tous, y compris pour les personnes qui n’entrent pas dans ces critères, a rappelé l’assurance-maladie le 4 août. La seule condition est de respecter un délai minimum de six mois après la dernière injection ou infection, “quelle que soit la situation de la personne”.

A noter que cette campagne de vaccination sera couplée à celle de la grippe, car “les personnes ciblées par la vaccination contre le Covid-19 sont les mêmes que celles ciblées par les recommandations de vaccination contre la grippe”, précise la DGS. Les deux vaccins peuvent être administrés au même moment (par exemple, une injection dans chaque bras), rappellent les autorités sanitaires.

3Avec quels vaccins ?

La HAS préconise “préférentiellement l’utilisation des vaccins à ARNm bivalents adaptés à Omicron, quel(s) que soi(en)t le(s) vaccin(s) administré(s) précédemment”, à l’instar de ceux développés par les laboratoires Pfizer et, pour les plus de 30 ans, Moderna.

Ces deux groupes pharmaceutiques, ainsi que Novavax, travaillent en parallèle sur de nouvelles molécules capables de cibler le variant XBB1.5, un sous-variant similaire à EG.5, également appelé Eris, et majoritaire en France. Pour l’heure, elles n’ont pas encore été autorisées par les autorités sanitaires américaines et européennes. Toutefois, dans une interview accordée à un podcast relevée par l’agence américaine Reuters, Mandy Cohen, la directrice du Centre de contrôle et de prévention des maladies américain (CDC), dit espérer qu’elles seront “distribuées au cours de la troisième ou la quatrième semaine de septembre”.





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Lucas Leclerc

Tel un mélodiste des pixels, je suis Lucas Leclerc, un Compositeur de Contenus Digitaux orchestrant des récits qui fusionnent la connaissance et l'imagination. Mon passage à l'Université Catholique de Lyon a accordé une symphonie à ma plume. Telle une partition éclectique, mes écrits se déploient des arcanes de la sécurité internationale aux méandres de la politique, des étoiles de la science aux prédictions des bulletins météo. Je navigue entre les lignes avec la même aisance qu'un athlète soucieux de sa santé. Chaque article est une note de transparence, une mélodie d'authenticité. Rejoignez-moi dans cette composition numérique où les mots s'entremêlent pour former une toile captivante de connaissances et de créativité, où la sécurité mondiale danse avec les étoiles, où les sphères politiques se fondent avec la météorologie, et où chaque paragraphe est une sonate pour la compréhension globale.

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