Immobilier

Des étudiants sans logement à quelques jours de la rentrée – Radio-Canada.ca


Selon un rapport publié par l’Unité de travail pour l’implantation du logement étudiant, l’UTILE, les étudiants ont de plus en plus de difficulté à trouver un logement en raison de la rareté et du coût des loyers.

On y apprend que les conditions des étudiants locataires se détériorent partout au Québec et que la situation pourrait empirer. En plus d’avoir subi une hausse de loyer de 20 % en deux ans, près de 50 % des 171 000 locataires étudiants de Montréal ont un revenu annuel inférieur à 20 000 $. Selon le rapport, des constats similaires ont été effectués dans d’autres régions, dont l’Estrie.

L’enquête permet aussi de jeter un regard sur des phénomènes émergents: la colocation dans les très petits appartements et les impacts du manque de logements sur le programme d’études.

À l’Université Bishop’s, 25 étudiants figurent toujours sur la liste d’attente pour les résidences étudiantes, à un peu plus de deux semaines avant la rentrée. Les quelque 660 chambres sont déjà louées et leur prix varie entre 600 $ et 750 $ par mois.

À l’Université Bishop’s. 25 étudiants sont toujours en recherche de logements selon Sonia Patenaude.

Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur

Ce n’est pas une inquiétude pour l’instant. Ça se passe bien, on se situe environ au même niveau que les années dernières. C’est un nombre très régulier, explique la gestionnaire des communications de l’Université Bishop’s, Sonia Patenaude.

Pour les étudiants qui peinent à trouver un logement, l’université tient une liste de logements hors campus. Nous sommes en contact avec des gens qui ne sont pas nécessairement affiliés à l’université, qui nous informent lorsqu’ils ont des places de libres. On dirige nos étudiants vers ces gens-là et ça fonctionne souvent très bien, ajoute Sonia Patenaude.

Elle précise qu’en temps normal, les étudiants parviennent à se trouver un logement avant le début des cours.

Un problème pour les étudiants internationaux

À l’Université de Sherbrooke, ce sont 220 étudiants qui sont toujours sans logement alors que les quelque 700 chambres sont louées depuis plusieurs mois. Les plus touchés par la problématique sont les étudiants internationaux.

La vice-rectrice aux études et aux relations internationales de l’Université de Sherbrooke, Christine Hudon, se dit confiante de trouver une solution.

Christine Hudon.

« On a bon espoir qu’au moment de leur arrivée, tous auront un logement», soutient Christine Hudon.

Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur

La situation est difficile. Le taux d’inoccupation à Sherbrooke est assez bas. Par contre, je dirais que la situation est sous contrôle. On est en contact avec nos étudiants [… ] On les met en relation avec les gens qui ont des logements à offrir. On a bon espoir qu’au moment de leur arrivée, tous auront un logement, soutient Christine Hudon.

La vice-rectrice aux études rapporte que l’an dernier, à pareille date, c’étaient plus de 300 étudiants qui n’avaient pas trouvé de logis.

La situation ne semble pas s’être détériorée.

L’Université de Sherbrooke souhaite augmenter l’offre des résidences, mais il n’y a rien de concret pour l’instant en termes de constructions. Ce sont 9500 nouveaux étudiants qui sont inscrits à l’université cette année, soit 1000 de plus que l’an dernier. Au total, l’Université de Sherbrooke compte plus de 31 000 étudiants.

La FEUS s’inquiète

Le coordonnateur aux affaires externes pour la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS), Jacob Fontaine, se dit inquiet de la situation.

personnes juste en fin de semaine. On sait que ça indique que beaucoup de personnes se cherchent encore des logements.”,”text”:”C’est certain qu’on est inquiets. On sait qu’il y a beaucoup de recherches de logements qui se font actuellement. Notre plateforme Uni-Logi a eu un nombre record de clics en fin de semaine. on était à 2200personnes juste en fin de semaine. On sait que ça indique que beaucoup de personnes se cherchent encore des logements.”}}”>C’est certain qu’on est inquiets. On sait qu’il y a beaucoup de recherches de logements qui se font actuellement. Notre plateforme Uni-Logi a eu un nombre record de clics en fin de semaine. on était à 2200 personnes juste en fin de semaine. On sait que ça indique que beaucoup de personnes se cherchent encore des logements.

Il craint que certains étudiants aient à renoncer à leur session puisqu’ils ne trouvent pas d’endroits où vivre.

Jacob Fontaine

Jacob Fontaine croit que la solution au manque de logement est la construction de nouveaux logements étudiants.

Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur

C’est facile de dire qu’il y a moins de personnes sur les listes d’attente, mais combien de personnes ont simplement renoncé à leurs études à Sherbrooke, faute de logements? C’est un enjeu qui n’est pas nécessairement mis en lumière et qui est très important, soutient le coordonnateur aux affaires externes.

Jacob Fontaine rappelle que le taux d’inoccupation à Sherbrooke est de 0,9 %, mais qu’il n’est pas impossible que tous les étudiants en quête de logements puissent se loger avant la rentrée.

Avec beaucoup d’efforts, c’est possible [de loger tous les étudiants], mais à quel coût? Il existe quelques nouveaux développements à Sherbrooke prêts à accueillir des gens, mais ils sont faits pour des jeunes travailleurs, des gens qui ont de l’argent, pas des étudiants qui bénéficient d’une aide financière aux études, souligne le coordonnateur aux affaires externes de la FEUS.

Il rappelle que les prix ont grimpé en flèche ces dernières années. ½ à moins de 1000$ à Sherbrooke, c’était très réalisable, même facile à faire. Maintenant, on parle de 41/2 à 1200$, ce qui s’approche de ce qu’on trouve à Montréal.”,”text”:”Il y a quelques années, trouver un 5½ à moins de 1000$ à Sherbrooke, c’était très réalisable, même facile à faire. Maintenant, on parle de 41/2 à 1200$, ce qui s’approche de ce qu’on trouve à Montréal.”}}”>Il y a quelques années, trouver un 5 ½ à moins de 1000 $ à Sherbrooke, c’était très réalisable, même facile à faire. Maintenant, on parle de 4 1/2 à 1200 $, ce qui s’approche de ce qu’on trouve à Montréal.

Sherbrooke, c’est de moins en moins la destination pour les personnes étudiantes à faible budget.

À son avis, la solution, c’est la construction de davantage de logements étudiants.On a besoin de logement étudiant. De cette façon, on trouve du logement à faible coût pour les gens qui en ont besoin et on observe une diminution globale du marché quand on commence à construire des logements spécialisés, puisque ces personnes ne vont plus sur le marché régulier.



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Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

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