Problèmes sociaux

Des kots en pénurie et de plus en plus chers en Fédération Wallonie … – lavenir.net


À l’UCLouvain, on compte 5 770 logements répartis à Louvain-la-Neuve (4 400), Bruxelles Woluwe (1 200) et Mons (170). “Au début des vacances, tous les logements étudiants appartenant à l’UCLouvain étaient réservés. Mais certains se libèrent à l’issue de la 3e session et sont proposés à des candidats figurant sur la liste d’attente du Service logement. De manière générale, on évalue à 95% le taux de remplissage fin août-début septembre“, explique l’UCLouvain.

Le prix moyen est de 340 € par mois et le prix de l’énergie n’a pas eu d’impact. “ Les contrats énergétiques pour les logements sont des contrats fixes à long terme qui avaient été négociés avant la crise énergétique.

Pas sûr de trouver un logement

Le problème, pointe la FEF, c’est qu’il n’y a pas suffisamment de logements publics. “Il y a tellement d’étudiants que même en se tournant vers le privé on n’est pas sûr de trouver un logement. Il y a une réelle pénurie“, explique Emila Hoxhaj, présidente de la FEF (Fédération des Étudiants Francophones).

Du côté des agences immobilières on tempère. “Il n’y a pas de pénurie, comme chaque année on a eu un gros engouement en mai puis des désistements en juillet et septembre après la 1re et 2e session si bien que des logements réapparaissent sur le marché afin de combler les retardataires, les indécis et étudiants sélectionnés en septembre par IAD et FSM”, avance le directeur de l’agence Aiglon, basée à Louvain-la-Neuve. Chez eux, le prix moyen d’un kot varie entre 390 € et 400 € par mois charges incluses et les loyers ont été indexés.

Bruxelles, première ville étudiante du pays, compte plus de logements mais les kots à prix abordable se font rares. À l’ULB, on dénombre 822 logements et le prix varie entre 288 et 431 euros charges comprises.

600 € pour une chambre à Bruxelles

Le prix de l’énergie a un impact mais l’ULB ne le fait pas porter à ses étudiantes et étudiant ; il n’est donc pas reflété dans le loyer.” Mais 822 logements pour 37 500 étudiants rien qu’à l’ULB (en 2022) c’est peu. “Il y a environ 6 000 demandes chaque année et si on ajoute ceux qui ne tentent pas leur chance, on voit qu’il y a un problème “, commente la présidente de la FEF. Le reste des étudiants doit se tourner vers le secteur privé qui n’hésite pas pour augmenter le prix des loyers.

Le prix d’une chambre peut vite grimper à 600 euros. En 4 ans nous avons constaté une hausse de 20% du prix des loyers. Cette année, les propriétaires avancent la crise énergétique et l’inflation au moment de renégocier les prix. Les étudiants sont obligés de jober ce qui a un impact sur leurs études et leurs chances de réussite. Cela diminue également l’accessibilité aux études car des familles qui veulent envoyer 2 ou 3 enfants aux études supérieures ne le font pas parce qu’elles ne peuvent pas payer les logements.

La responsabilité du gouvernement

Pour la FEF, il en va de la responsabilité du gouvernement d’agir pour rendre les études accessibles à tous. “Ils peuvent agir sur deux leviers. Le premier consiste à faire construire des logements publics. Cela permettra de réguler le marché des kots en faisant baisser les prix. Le second levier serait d’imposer une grille contraignante aux propriétaires qui ne pourraient alors plus dépasser un certain montant.” Mais, poursuit Emila Hoxhaj, “on a l’impression que les différents acteurs (universités et écoles supérieures, régions et communautés) se renvoient la balle et que le gouvernement n’a pas la volonté de réellement agir”.


30 millions pour créer 500 kots

En mai dernier, le Parlement wallon a adopté deux projets de décret qui visent à améliorer les conditions de logement des étudiants. Le premier assure que le bail étudiant prend fin à l’expiration du terme convenu sans nécessité de donner un congé. Le décret oblige également le bailleur à justifier un refus de domiciliation et fixe la garantie locative à 2 mois de loyer. Le 2e décret autorise les universités et hautes écoles à mener des opérations de création et de prise en location de logements spécifiquement à destination des étudiants en Wallonie, avec notamment des partenariats avec l’ensemble des opérateurs immobiliers.

En mai dernier, 30 millions d’euros ont également été annoncés par Christophe Collignon, ministre du logement pour créer 500 nouveaux kots. « C’est un bon pas en avant mais ce n’est pas suffisant », réagit Emila Hoxhaj, la présidente de la FEF. Un projet de 137 kots est en phase de finalisation sur le site de Louvain-la-Neuve. Du côté de l’ULB, on nous dit que « des projets sont en cours de réflexion là où il nous reste du foncier mais rien n’est fermement déterminé à ce stade ».



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Charlotte Lambert

Voyageuse d'idées et jongleuse de mots, je suis Charlotte Lambert, une Spécialiste de l'Art de Rédiger tissant des histoires qui transcendent les frontières. Mon parcours à l'Institut Catholique de Toulouse a été le ferment de ma passion pour l'écriture. Tel un guide littéraire, j'explore les méandres des organisations internationales, les échos des événements mondiaux, les trésors du système éducatif, les énigmes des problèmes sociaux, et les horizons infinis du voyage. Mon stylo danse entre les lignes, infusant chaque article d'une authenticité inébranlable. Joignez-vous à moi dans ce périple où les mots sont les balises qui éclairent le chemin de la compréhension mondiale, où l'événementiel devient un kaléidoscope de perspectives, où l'éducation se dessine avec la richesse de l'avenir, où les enjeux sociaux prennent une nouvelle dimension et où chaque page est un pas vers l'ailleurs.

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