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Athlétisme : aux Mondiaux sur 10.000 m, le Mosellan Yann Schrub … – France Bleu


C’est une première pour Yann Schrub. L’athlète de Sarreguemines sera aligné, ce dimanche 20 août à 18h25, sur le 10.000 mètres des championnats du monde de Budapest en Hongrie. Un an après sa médaille de bronze sur la distance aux championnats d’Europe à Munich, Yann Schrub, qui a mis entre parenthèses ses études de médecine, vise le top 12.

À quelques jours de la course, comment vous sentez-vous ?

Y. S. : Très bien, la forme est vraiment là, hâte de voir ce que cela peut donner. Il y a encore peut-être, on ne va pas se mentir, le côté psychologique à travailler, parce que ce sont mes premiers championnats du monde, donc ce n’est pas la même appréhension qu’un championnat d’Europe.

Aborder des premiers Mondiaux avec déjà une médaille internationale en poche, cela change-t-il quelque chose ?

Ce n’est pas une pression supplémentaire en tout cas. Oui, je serai regardé, mais je pense qu’il y en a d’autres qui seront beaucoup plus regardés que moi. Rien que sur le plan européen, il y a l’Italien Crippa (médaillé d’argent aux Europe) et le Belge Kimeli qui ont des gros palmarès.

“Avant je courrais 80 kilomètres par semaine, cette année, j’ai réussi à monter à 120”

Pour ces premiers Mondiaux, quel objectif vous fixez-vous ?

Top 12 ce serait déjà bien pour une première. Après ça dépend vraiment des configurations de course. Ça dépend des conditions…

On imagine qu’à un an des Jeux olympiques de Paris, c’est aussi important d’engranger de l’expérience au niveau international ?

Oui, exactement. En fait, j’ai eu une première expérience à Monaco, à la Diamond League sur 5.000 m. C’était ma première course de niveau mondial et j’ai été très surpris par le niveau. C’est parti sur des bases très élevées. Psychologiquement, je n’étais pas forcément prêt à tout cela. Là, ce sera ma deuxième expérience, mais je vais engranger beaucoup de choses. Si je ne réussis pas la course, il y aura des erreurs qu’il faudra corriger. Ce sera forcément une préparation pour les Jeux olympiques de Paris et d’ailleurs, c’est ce que tout le monde a en tête en ce moment.

Cette saison vous n’avez pas couru de 10.000 mètres, est-ce un désavantage ?

Non, pas forcément parce que l’année dernière, j’en avais couru trop à mon avis. Cette année, on voulait vraiment se préparer sur 5.000 m et faire un peu plus, non pas de vitesse, mais de courses sur des bases plus élevées pour être à l’aise sur des allures 10 000. C’est une décision collégiale avec mes deux coachs. Je ne pars pas dans l’inconnu non plus parce que j’en ai déjà fait quelques-uns. J’avais envie d’avoir faim et d’arriver sur ces Mondiaux avec beaucoup d’envie et de fraîcheur mentale, ce qui est le cas.

Une course diffusée sur écran géant dimanche à Sarreguemines

La préparation cette année a été différente. Vous avez mis entre parenthèses vos études de médecine pour vous entraîner comme un athlète professionnel. Qu’est-ce que cela a changé ?

J’ai pu encaisser beaucoup plus de kilomètres. Avant je courrais plutôt 80 kilomètres par semaine. Cette année, j’ai réussi à monter à 120, ce qui n’est pas encore énorme. Mais progressivement, on arrive à augmenter les kilomètres. Maintenant aussi, je suis à dix entraînements par semaine, là où j’étais à six. Cela me permet d’avoir un plus gros moteur et donc les performances qui en découlent sont censées être meilleures. Je pense que c’était un choix nécessaire et obligatoire pour pouvoir rivaliser au niveau mondial.

Votre course sera diffusée sur un écran géant à Sarreguemines. On imagine que c’est une fierté ?

Oui, ça veut dire déjà, qu’il y a un engouement qui se crée au niveau local et c’est bien pour moi. Franchement, je suis vraiment content que ce soit mis en place. C’est bien aussi pour tous ceux qui aiment le sport. Parce que quand tu regardes la course de quelqu’un que tu connais, c’est quand même un peu différent. En plus, il y aura 48 personnes qui viennent me voir à Budapest, ça fait quand même une belle délégation. Je suis en train de prendre toutes ces choses positives, de les mettre dans un panier et cela m’aidera à me surpasser quand il y aura des moments de moins bien, parce qu’il y en a forcément sur 25 tours.



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Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

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