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Les chocs qui nous attendent : si toutes les glaces disparaissaient – Futura


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[EN VIDÉO] Les glaces sont indispensables à la régulation du climat de la Terre Heidi Sevestre, glaciologue, explique pourquoi les glaces sont primordiales pour réguler le climat global et…

Tout d’abord, précisons que le volume de glace présent sur Terre n’est pas connu avec exactitude, mais les scientifiques ont tout de même une idée globale grâce aux mesures satellites. Si toute cette glace venait à fondre (Antarctique, Arctique, ainsi que tous les glaciers terrestres), le niveau de l’eau s’élèverait d’environ 70 mètres.

Toutes les villes côtières du monde disparaîtraient

Mais derrière ce chiffre se cache de grosses différences régionales : certaines régions du monde seraient englouties, et d’autres beaucoup moins concernées. Mais ce qui est certain, c’est que toutes les villes situées sur les côtes disparaitraient. Pour autant, même avec une fonte totale des glaces, la majorité du sol terrestre serait toujours présent, selon une étude de National Geographic.

En Europe, les Pays-Bas et le Danemark seraient les premiers à disparaître. Les terres des îles britanniques et de la France seraient réduites de près d’un tiers. Londres, Bordeaux, Biarritz, Dunkerque ou encore la Rochelle seraient englouties. La Normandie et la Bretagne seront segmentées en de multiples îles. Paris serait probablement sous les eaux de la Seine. Une grande partie de la côte méditerranéenne serait submergée.   

En Amérique du nord : la Floride serait sous les eaux, toute la côte atlantique, ainsi que celle du golfe du Mexique. Des villes comme New York, Charleston, Miami et la Nouvelle-Orléans ne seraient plus qu’un lointain souvenir. La côte ouest serait moins touchée, simplement réduite et avec davantage d’îles. En Amérique du sud, le Paraguay serait sous les eaux, tout comme la ville de Buenos Aires, en Argentine.

En Asie, un tiers de la Chine serait sous l’eau, ainsi que le Bangladesh, et toute la côte indienne. En Australie, toutes les côtes seraient réduites, et le continent gagnerait une nouvelle mer intérieure.

L’Afrique serait le moins touché des continents, mais l’Égypte et le Sénégal perdraient tout de même une grande partie de leurs terres.    

Inondations et mouvements de populations en prévision

La hausse du niveau de l’eau est la conséquence finale de la fonte des glaces, mais avant cela, d’autres problèmes se posent : l’eau des glaciers terrestres ruissèle en formant des rivières. L’ampleur de la catastrophe sur terre dépend de la vitesse de fonte des glaciers, en fonction des températures. Mais des inondations majeures sont inévitables si la fonte se fait rapidement. Les ressources en eau seraient en baisse et de nombreuses espèces animales et végétales disparaîtraient.

Une fois écoulées dans les mers et océans, cette glace fondue va modifier les courants océaniques, et donc perturber encore plus le climat. Mais le problème majeur viendrait de l’humanité : les côtes sont actuellement des zones très peuplées. En France par exemple, 1/6è de la population vit sur le littoral. La disparition des villes côtières entraînerait des migrations de populations partout dans le monde, menant à de nombreux conflits.

La rapidité de la fonte des glaces est sans cesse revue à la hausse

Ce scénario catastrophique d’une fonte totale est-il possible ? Pas dans un futur proche en tout cas. Car même si le réchauffement climatique progresse de manière alarmante, une partie des glaces devrait résister. Ce qui est désormais certain, c’est que la majorité du Groenland et de l’ouest du continent antarctique pourrait disparaître, et les nouvelles études avancent sans cesse cette échéance. L’Arctique pourrait, par exemple, connaître un été sans aucune glace d’ici 2030, selon une étude publiée dans Nature Communications. À plus long terme, en cas de scénario climatique très pessimiste, il n’y a peut-être que l’est de l’Antarctique qui résisterait, car cette zone a déjà connu des périodes plus chaudes dans le passé sans fondre.    

La Terre était à peu près aussi chaude que de nos jours il y a environ 125 000 ans. À cette époque, le niveau de l’eau était plus haut de 4 à 6 mètres comparé à celui d’aujourd’hui : a priori, celui-ci serait justement lié à la fonte du Groenland et de l’ouest de l’Antarctique. C’est la seule situation comparable à celle que nous connaissons au niveau climatique. Si nos émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter au même rythme, notre climat changerait radicalement et nous nous dirigerons alors vers une fonte totale des glaces du monde. Mais les scientifiques ne savent pas avec précision la vitesse que cette fonte prend à se faire : 200 ans, 500 ans, 1 000 ans ou encore bien plus ? Une chose est sûre, il ne vaut mieux pas attendre d’avoir la réponse pour agir.



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Lucas Leclerc

Tel un mélodiste des pixels, je suis Lucas Leclerc, un Compositeur de Contenus Digitaux orchestrant des récits qui fusionnent la connaissance et l'imagination. Mon passage à l'Université Catholique de Lyon a accordé une symphonie à ma plume. Telle une partition éclectique, mes écrits se déploient des arcanes de la sécurité internationale aux méandres de la politique, des étoiles de la science aux prédictions des bulletins météo. Je navigue entre les lignes avec la même aisance qu'un athlète soucieux de sa santé. Chaque article est une note de transparence, une mélodie d'authenticité. Rejoignez-moi dans cette composition numérique où les mots s'entremêlent pour former une toile captivante de connaissances et de créativité, où la sécurité mondiale danse avec les étoiles, où les sphères politiques se fondent avec la météorologie, et où chaque paragraphe est une sonate pour la compréhension globale.

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