Cinéma

Les 10 Meilleurs Films de Voitures (sans Fast & Furious donc) – EcranLarge


Le cinéma n’a pas attendu Gran Turismo pour s’intéresser aux voitures et sports automobiles, la preuve avec ces 10 meilleurs films de courses.

A priori, une adaptation en live-action de Gran Turismo tenait plus de l’énième pub long-format pour PlayStation que de la pépite inattendue, même si l’annonce de Neill Blomkamp à la réalisation avait de quoi raviver quelques espoirs chez ses fans (notamment au sein de la rédaction). Malheureusement, le réalisateur anciennement auréolé de District 9 a mal négocié son virage retour et s’est planté dans le mur, même si sa sortie aux États-Unis (repoussée à cause de la grève) pourra peut-être lui éviter le crash économique.

En attendant de connaître le sort du film et de son réalisateur, et pour éviter de trop reparler de Gran Turismo, on revient à la place sur 10 autres films de courses de voitures qui méritent d’être (re)découverts. 

 

 

Grand Prix

Sortie : 1966 – Durée : 2 h 56

 

Grand Prix : photo, James GarnerPilotes de leur destin

 

Grand Prix est un film essentiel dans l’histoire des films de course rien que pour la prouesse technique qu’il représente, mais aussi parce qu’il a tout simplement défini la façon de filmer les voitures de course. Et même plus de cinquante ans après, les images qu’il propose sont toujours aussi sensationnelles.

Pour coller au plus près à la réalité, John Frankenheimer a réalisé son long-métrage au cours de la saison 1966 de Formule 1 parmi les autres écuries, sur les vrais circuits, avec de vraies monoplaces (que certains acteurs ont conduites), donnant ainsi un aspect quasi documentaire au film. Le réalisateur capture ainsi la course sous tous les angles et utilise tous les procédés à sa disposition pour offrir une immersion totale, à chaque instant : des caméras installées dans les gradins et au bord de la piste, des plans-séquences aériens depuis des hélicoptères, et même des plans dans les voitures ou à quelques centimètres de la route, bien avant que le principe de “caméra embarquée” soit généralisé.

Avec les splits-screens de Saul Bass, la bande-son entêtante de Maurice Jarre et un casting composé d’Yves Montand, James Garner, Jessica Walter, Toshiro Mifune ou encore Françoise Hardy, le résultat est forcément un chef-d’oeuvre, qui reste sans doute le meilleur film de course automobile. Et avec un tour d’avance.

 

Rush 

Sortie : 2013- Durée : 2H03

 

Rush : photoEntre deux Marvel

 

Réalisé par Ron Howard, à la filmographie éclectique dans laquelle on croise aussi bien Willow que Da Vinci Code, Rush est inspiré d’une histoire vraie. Racontant l’affrontement entre deux célèbres pilotes de courses des années 70, James Hunt et Niki Lauda, le film jongle entre la rivalité et l’admiration mutuelle des deux coureurs, ainsi qu’entre des scènes de course et de quotidien. 

Au cœur du récit, il y a bien évidemment la compétition entre les deux protagonistes interprétées par Chris Hemsworth et Daniel Brühl, mais aussi le péril inhérent à la course automobile. Il faut dire qu’en 1976, Lauda est défiguré par un grave accident au cours duquel sa Ferrari prend feu et est percutée à plusieurs reprises.

La séquence, point d’orgue du film, représente le drame avec une force et une fidélité impressionnantes. Pendant le reste du film, Daniel Brühl, déjà grimé pour ressembler à Lauda, joue sous un maquillage représentant ses blessures. Avec une passion évidente pour son sujet et ses personnages, Howard raconte avec talent les gloires et les risques de la course automobile, et séduit néophytes et connaisseurs. 

 

Le Mans 66 

Sortie : 2019 – Durée : 2h33

 

Le Mans 66 : photo, Christian BaleC’est pas la Batmobile, mais ça roule vite quand même 

 

C’est les grandes retrouvailles de James Mangold à la caméra, Christian Bale au jeu et Marco Beltrami à la musique après la grande réussite de 3h10 pour Yuma en 2007. Dans Le Mans 66, il sera aussi question de rivalité et de bromance entre des hommes emportés par une machine qui les dépasse. Racontant l’histoire du coureur Ken Miles (Christian Bale) et de son partenaire Carroll Shelby, le film représente avec fidélité la course des 24h du Mans de 1966 au cours de laquelle s’est jouée un corps-à-corps commercial et publicitaire entre Ford et Ferrari. 

Rarement la tension et l’endurance d’une course auront été aussi bien retranscrites à l’écran, tant la caméra de Mangold est à la fois proche de la route et proche du conducteur. Si le film raconte avant tout une histoire humaine d’amitié et de filiation (la beauté de la photographie dans la scène où Ken Miles parle à son fils sur une piste au crépuscule marque la rétine à vie) et prend le temps de développer des intrigues multiples, c’est son haletante séquence de course qui propulse Le Mans 66 au rang de véritable bijou des films de course automobile. 

Speed Racer

Sortie : 2008 – Durée : 2h15

 

 

Oui, Speed Racer a été un désastre à sa sortie, avec un budget officiel de 120 millions et seulement 94 millions au box-office. Oui, c’était le début de la dégringolade pour les Wachowski après le score décevant de Matrix Revolutions et avant les désastres bis de Cloud Atlas et Jupiter Ascending. Mais Speed Racer mérite mieux que cette seule étiquette de turbo-flop, parce que le film est une folie unique en son genre.

Montage, couleurs, transitions, images de synthèse, bruitages, musique… Speed Racer est une expérience du chaos organisé, où les Wachowski tordent toutes les règles (du cinéma et de l’espace) pour occuper chaque parcelle d’image et chaque seconde d’histoire. Ça déborde tous les côtés, ça frôle l’overdose à chaque minute, mais c’est un passionnant film-hybride entre la prise de vue réelle et l’animation, qui a fait quelque chose de précieux au cinéma, surtout à Hollywood : essayer quelque chose, quitte à se planter. L’aspect artificiel des décors et des mouvements est sublimé par la mise en scène virtuose, et les Wachowski transforment les courses de voiture en pures folies cartoonesques, qui glissent finalement vers l’abstraction.

C’est d’autant plus beau que Speed Racer est un film qui parle du cinéma. Speed Racer est un artiste (sa mère le lui rappelle bien), le PDG de la diabolique Royalton est un représentant du système (ce que le père du héros établit bien), et il s’agit de défendre une passion face à un monstre de business. De quoi en faire une œuvre profondément riche, et totalement folle.

 

La course à la mort de l’an 2000

Sortie : 1975 – Durée : 1h20

 

La Course à la mort de l'an 2000 : photoComment résister ?

 

Dans Course à la mort de l’an 2000, le but des pilotes qui participent à cette course transcontinentale est de marquer un maximum de points en écrasant le plus de piétons possibles : 10 points pour un homme, 20 pour une femme, 40 pour un mineur, 70 pour un enfant de moins de 12 ans et 100 points pour une personne handicapée ou âgée. Et les bébés ne sont pas épargnés. Autant dire qu’avec un concept pareil, l’absurde et le cynisme, voire même le mauvais goût sont de rigueur dans cette série B d’action produite par le pape du genre, Roger Corman, et réalisé par Paul Bartel. 

Devenu un petit objet culte (qui a même eu droit à un remake de Paul W.S. Anderson avec Jason Statham), ce film dystopique est autant un défouloir cartoonesque qu’une satire particulièrement piquante sur le modèle social américain. Entre ses voitures au design ridicule qu’on prendrait pour des caisses à savon améliorées, son ton outrancier et le jeu halluciné d’une partie du casting, Course à la mort de l’an 2000 est un délire parfaitement décomplexé et anarchique qui a pourtant été conçu par pur opportunisme commercial.

Le but était alors pour Roger Corman de surfer sur le succès de Rollerball de Norman Jewison en imaginant une autre histoire de sport ultra-violent retransmis à la télévision avant que Paul Bartel n’y ajoute des tenants plus politiques. C’est aussi un des premiers rôles importants de Sylvester Stallone quelques mois seulement avant sa consécration dans Rocky

 

Jour de tonnerre

Sortie : 1990- Durée : 1h48

 

Jours de tonnerre : photo, Tom Cruise, Nicole Kidman“The need for speed” (again)

 

On réduit trop souvent Jours de Tonnerre à ses similarités avec Top Gun. Au-delà du retour en force du duo Tom Cruise/Tony Scott, il est vrai que l’acteur incarne une nouvelle fois un pilote bien américain, qui veut prouver à tout le monde qu’il est le meilleur pour aller très vite. Mais pour être franc, les productions Bruckheimer/Simpson n’ont jamais brillé pour leur originalité narrative.

Ce qui rend le film passionnant, c’est la mise en scène de Scott, qui part de ses acquis pour tout bonnement les sublimer dans le contexte de la Nascar. Son montage nerveux, focalisé sur le ressenti de ses personnages, n’en oublie jamais la lisibilité des courses. Travellings au milieu des voitures, plans fixes qui rendent compte de la vitesse hallucinante des bolides et inserts sur les visages, les pédales et les volants… Il y a dans le découpage du cinéaste une intensité indéniable, couplée à la beauté de la photographie de Ward Russell.

Scott s’amuse même des limites de son médium, alors que les vingt-quatre images par seconde peinent à capter nettement ces extensions mécaniques du corps, lancées à pleine vitesse. De cette forme d’abstraction, Jours de tonnerre en devient une oeuvre fascinante sur une Amérique soi-disant intouchable, où Tom Cruise synthétise le fantasme du jeune premier qui s’en sort par la seule force de ses bras. Le propos a bien sûr ses limites, mais le spectacle aussi viscéral que théorique qu’il recèle vaut clairement le coup d’oeil.

 

Cars 

Sortie : 2006 – Durée : 1h53

 

Cars : photoLe film de voiture ultime s’appelle… Cars

 

Cars a beau s’adresser en premier lieu à un jeune public, le film d’animation Pixar est plus que légitime à apparaître dans la liste des meilleurs films de voiture, étant donné qu’il s’agit très probablement du film de voiture ultime. Il a notamment façonné tout un nouvel imaginaire autour des voitures et des courses en dévoilant un univers visuel et narratif unique, peuplé de voitures anthropomorphes. 

En plus d’une reproduction extrêmement fidèle et détaillée d’un grand nombre de modèles de voitures (et de quatre roues en général), l’animation capte et retransmet très efficacement la vitesse des bolides, tout comme il mime parfaitement les vrombissements de moteurs et crissement de pneus sur le bitume. C’est également un film très documenté et référencé au sujet des courses, le scénario ayant compilé les spécificités de plusieurs disciplines du sport automobile pour créer son propre championnat, en plus de ramener plusieurs pilotes au doublage, dont Michael Schumacher en caméo et Paul Newman pour un second rôle.

Enfin, le film ne s’attarde pas uniquement à recréer l’univers des courses automobile, mais s’étend à toute la “culture voiture”, de l’histoire de la mythique route 66 en passant par la philosophie de la conduite (ce qui constitue tout l’arc de Flash McQueen). Alors oui, il y a une romance inutile qui parasite cette grande déclaration d’amour à la carosserie sous toutes ses formes et une sous-caractérisation pénible pour de nombreux personnages, mais rarement les voitures ont été aussi centrales et omniprésentes dans un scénario

Ricky Bobby : Roi du circuit

Sortie : 2006 – Durée : 1h48

 

Ricky Bobby : roi du circuit : photo, Will FerrellSi t’es pas premier, t’es dernier

 

Encore une comédie potache et d’apparence inoffensive à mettre au crédit d’Adam McKay ? Oui, mais pas seulement. Avec Ricky Bobby : roi du circuit, l’ex-auteur majeur du Saturday Night Live nous gratifie, comme à son habitude, d’un malin trompe-l’oeil. Porté par le duo infernal (dans le meilleur sens du terme) formé par Will Ferrell et John C. Reilly, Ricky Bobby raconte le parcours du pilote en question, star du sport automobile en proie au doute à la suite d’un malheureux accident.

Derrière l’absurde et le tempo comique toujours imparable de McKay, le film est avant tout un prétexte pour plonger une fois de plus dans les travers d’une institution américaine, en l’occurrence la « bro institution » du Nascar. Reconnue pour ses emblématiques pistes ovales, la ligue états-unienne est aussi un marqueur très fort du conservatisme de l’oncle Sam, cultivant ses accointances avec une société américaine profonde et traditionnelle.

L’occasion pour McKay de s’amuser d’un milieu bouleversé par l’arrivée du pilote — français, mais surtout homosexuel — Jean Girard, incarné par un Sacha Baron Cohen en feu. Pertinent, drôle et rythmé par des séquences de courses largement à la hauteur de l’évènement.

Cannonball!

Sortie : 1976 – Durée : 1h33

 

Cannonball : Photo David CarradineCanon et carabine

 

Dans les années 70, le Cannonball (ou Cannonball Run) a désigné une course illégale au principe on ne peut plus simple : parcourir les États-Unis d’est en ouest, sans aucune restriction (si ce n’est que les amendes potentielles devaient être payées par les pilotes). Il n’a pas fallu longtemps pour que le cinéma se passionne pour l’événement, que Paul Bartel a transformé en pur objet de film d’action explosif. 

Dans la foulée de La Course à la mort de l’an 2000, le réalisateur a été poussé par Roger Corman à reproduire ce succès, et Cannonball a tout de la petite série B humble, mais bien troussée. Le résultat est loin d’être très finaud (surtout dans la peinture assez caricaturale de ses divers compétiteurs), mais il arbore une violence jouissive, et une mise en scène aussi rentre-dedans que spectaculaire (au vu de son budget). Au milieu de la poussière du désert et du bitume des routes, Bartel s’amuse avec ses multiples crashs, avec la tôle froissée et surtout avec des explosions justifiées pour tout et n’importe quoi.

Un petit plaisir régressif, ainsi qu’une vraie curiosité cinéphile. Car en plus de profiter d’une photographie efficace de Tak Fujimoto (futur chef opérateur du Silence des agneaux et de Sixième sens), le long-métrage regorge de caméos curieux, issus de l’écurie Corman : Martin Scorsese, Joe Dante et même Sylvester Stallone viennent passer une tête aux côtés de David Carradine.

 

Fast Company

Sortie : 1979 – Durée : 1h31

 

Fast Company : photoVroom vroom

 

Objet cinématographique relativement unique dans la carrière de son réalisateur, Fast Company de David Cronenberg voit le spécialiste du body horror s’aventurer sur un terrain beaucoup plus balisé qu’à son habitude. Calé entre Rage et Chromosome 3, à mi-chemin entre la commande froide et la parenthèse récréative, le cinquième long-métrage de Cronenberg n’est cependant pas dénué d’intérêt.

Nourri par le véritable attrait du cinéaste pour les bolides de course — qu’il filme avec le même soin que les corps torturés qui peuplent sa filmographie — Fast Company plonge dans l’univers, méconnu dans nos contrées, des compétitions de dragster.

Narrant une intense rivalité sportive sur fond de corruption, le film — étonnamment classique dans sa fabrication — préfigure la capacité de Cronenberg à épouser les codes du cinéma hollywoodien : un attribut qu’il mettra largement à profit au cours de sa période post-Crash. Une curiosité oubliée dans la carrière du maitre, doublée d’un film de courses (et surtout de paddocks) d’une efficacité indéniable.





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Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

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