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La réserve de Niassa, un sanctuaire de nature sauvage qui … – National Geographic France


Dans cette région du Mozambique, le mois de novembre est si désagréable que certains le surnomment le « mois du suicide », les pluies étant imminentes et la température pouvant dépasser les 38 °C. Un matin, un groupe de villageois, qui ne semble pas subir cette chaleur écrasante, hisse des pierres plus grosses que des ballons de football dans des gabions afin de consolider un pan de mur le long d’une tranchée de 4 kilomètres, creusée autour de Mbamba deux ans plus tôt. D’une profondeur d’environ 2 mètres, cette séparation permet d’empêcher, sans violence, les éléphants et les buffles de pénétrer dans le village.

Mbamba se trouve au sud de la réserve et collabore avec le NCP, qui opère à partir du centre environnemental de Mariri, à 10 kilomètres à l’est, le long de la rivière Lugenda. Le projet est financé en grande partie par des donateurs et vise à trouver des solutions pour permettre aux communautés de la réserve de vivre en harmonie avec les grands carnivores, mais aussi de contribuer à les protéger.

En 2012, les dirigeants de Mbamba ont signé un accord avec Mariri Investimentos, l’organisation qui gère le NCP et loue une concession de conservation de 580 kilomètres carrés autour du village. Un partenariat innovant, baptisé Tchova-Tchova (en français, « Tu pousses, je pousse »), a ainsi vu le jour. L’objectif est de stimuler les revenus et la production alimentaire de la communauté et d’inclure les villageois dans les projets de conservation, tout en leur permettant de gérer leurs besoins essentiels, tels que l’approvisionnement en eau, l’éclairage solaire, la scolarisation des enfants et la protection des cultures contre les animaux affamés. Grâce à Tchova-Tchova, les habitants de Mbamba peuvent désormais trouver du travail auprès du centre environnemental, à l’écolodge de Mpopo, mais aussi dans la construction, dans l’entretien des routes et en tant que gardes forestiers.

En échange, les villageois sont encouragés à protéger la faune et l’habitat. Plus il y a d’animaux, plus il y a d’argent pour le tourisme. Un fonds de conservation communautaire géré par les habitants récompense les comportements respectueux de la vie sauvage. Pour chaque touriste qui visite le centre environnemental, Mariri Investimentos verse 25 dollars (23 euros) au fonds ; pour chaque animal prisé repéré par un touriste (lion, éléphant, léopard, buffle, chien sauvage ou hyène), l’organisation verse 8 dollars (7 euros) ; pour chaque mois sans braconnage d’éléphants dans les environs, 155 dollars (142 euros). En revanche, si les gardes forestiers trouvent des preuves de braconnage, de l’argent est déduit du fonds communautaire : 19 dollars (17 euros) pour chaque collet trouvé ; 232 dollars (212 euros) pour chaque lion tué ; et 310 dollars (283 euros) pour chaque éléphant braconné.



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Lucas Leclerc

Tel un mélodiste des pixels, je suis Lucas Leclerc, un Compositeur de Contenus Digitaux orchestrant des récits qui fusionnent la connaissance et l'imagination. Mon passage à l'Université Catholique de Lyon a accordé une symphonie à ma plume. Telle une partition éclectique, mes écrits se déploient des arcanes de la sécurité internationale aux méandres de la politique, des étoiles de la science aux prédictions des bulletins météo. Je navigue entre les lignes avec la même aisance qu'un athlète soucieux de sa santé. Chaque article est une note de transparence, une mélodie d'authenticité. Rejoignez-moi dans cette composition numérique où les mots s'entremêlent pour former une toile captivante de connaissances et de créativité, où la sécurité mondiale danse avec les étoiles, où les sphères politiques se fondent avec la météorologie, et où chaque paragraphe est une sonate pour la compréhension globale.

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