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Dwyer tient à jouer à Gatineau – Le Droit


Ceux qui sont assez vieux pour se souvenir de la dynastie hulloise aimaient beaucoup ce coriace ailier qui provenait du Nouveau-Brunswick, même si on l’a échangé au Titan de Laval alors qu’il n’avait que 17 ans – et 82 matches d’expérience dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Il sera plus difficile de s’attacher à son fils Ryan Dwyer. Le garçon de 16 ans – choix de sixième ronde au dernier repêchage — vient d’arriver en Outaouais, pour vivre son premier camp d’entraînement. Ce camp ne sera pas long. Pour l’instant, il prévoit quitter au bout de 48 heures. C’est à Stanstead College, cet établissement scolaire très réputé des Cantons-de-l’Est, qu’il prévoit passer les prochains mois.

«Mon but, c’est vraiment de laisser une bonne première impression à tout le monde. Je veux montrer ce que je peux faire. J’ai une bonne chance de montrer à tout le monde ce que je peux faire, dans les 48 prochaines heures», a-t-il confié, dans un français très correct, lundi midi.

Gordie Dwyer était populaire, entre autres, parce qu’il était très habile dans la langue de Molière. Il est retourné dans les Maritimes, à la fin de sa carrière de joueur, et c’est sur l’Île-du-Prince-Édouard qu’il a choisi d’élever ses trois fils. Il a tenu à ce qu’ils fréquentent l’école francophone François-Buote de Charlottetown.

Fiston Ryan veut marcher dans son sillage.

Parfois, les joueurs qui choisissent de fréquenter un prep school rêvent d’évoluer aux États-Unis, dans les rangs universitaire. «Ce n’est pas vraiment mon cas, insiste le jeune Dwyer. C’est vraiment avec les Olympique que je veux poursuivre.»

«J’ai choisi Stanstead parce que c’est quand même proche de Gatineau, un peu. Aussi, ils me voulaient vraiment, là-bas, comme joueur. C’est une bonne raison, ça! Quand je serai là-bas, je pourrai me concentrer sur mon développement. À Stanstead, tu peux aller sur la glace ou dans le gym quand tu veux. Ça pourra m’aider beaucoup dans la prochaine année.»

Dwyer ne vise donc pas nécessairement la LHJMQ à 16 ans. Pourtant, en cette rentrée qui marque le début d’un nouveau cycle, il y aura de place pour du sang neuf au Centre Slush Puppie.

On sentait une fébrilité un peu différente, d’ailleurs, lorsque le camp a débuté.

«Le thème de la première journée, c’est vraiment de partir l’année du bon pied. Les joueurs doivent connaître nos attentes. Ils doivent savoir ce qu’on veut voir, cette semaine, pour combler les postes qui sont disponibles dans notre alignement», a lancé Benoît Desrosiers d’entrée de jeu.

«Nous voulons qu’ils arrivent prêts, demain, en sachant exactement ce qu’on recherche, cette année», a-t-il ajouté.

La nouvelle direction des Olympiques veut s’assurer de recruter des «bonnes personnes».

Le mandat semble ambitieux, puisqu’il n’est pas facile d’évaluer les personnalités des adolescents qu’on vient de rencontrer!

«Tu le vois tout de suite, assez rapidement, assure Desrosiers. On va faire une première activité d’équipe, dès la première journée du camp. Dans une petite compétition hors-glace, on va pouvoir découvrir assez rapidement à quel type de personnes nous avons affaire.»

«Dans le reste de la semaine, on va quand même passer beaucoup de temps ensemble. Les gars vont arriver tôt. Ils vont pratiquer. Il y aura des repas d’équipe. Déjà, en partant, ça va nous donner la chance de découvrir les personnalités. Ensuite, il faudra voir comment les joueurs vont réagir quand nous allons leur donner du feedback. Comment ils vont réagir durant nos interventions. C’est rapide, mais nous avons déjà eu des contacts avec les joueurs. Sans les connaître parfaitement, on a déjà une bonne idée. Ils vont nous montrer le reste dans les prochains jours.»

L’entraîneur ne peut pas prétendre connaître Ryan Dwyer. Il connaît son père, en revanche, étant donné qu’il occupe toujours un poste important au sein de la LHJMQ. «Gordie, je le respecte énormément. C’est une très bonne personne.»

Joueur polyvalent, athlète polyvalent

Les partisans hullois aimaient – un peu – Gordie Dwyer parce qu’il ne reculait jamais devant un adversaire. Ce léger détail lui a permis de jouer une centaine de matches dans la Ligue nationale, à une époque où les équipes embauchaient des spécialistes du pugilat.

Les choses ont changé, on le sait.

«Il m’a montré comment me défendre, un peu, si quelqu’un veut se battre contre moi. C’est bon de l’avoir comme père. Il m’a dit de ne pas essayer de trop faire ça. Mais, si l’occasion se présente, je ne m’en ferais pas trop», explique fiston.

Le jeune Dwyer se perçoit davantage comme «un bon two way centre» qui est capable de briller un peu partout, sur la patinoire.

Il est polyvalent en tant qu’athlète, point. L’hiver dernier, les Jeux du Canada se déroulaient chez lui, sur son île. Il en a profité pleinement. Il a représenté sa province au hockey ainsi qu’en gymnastique. «Ça m’a donné la chance d’être le flag bearer, ce qui n’est pas donné à tout le monde.»

Spécialiste de la barre fixe, le jeune Dwyer a décidé de se concentrer exclusivement sur le hockey, à compter de cette année. Il est quand même reconnaissant. Cette discipline individuelle a fait de lui un meilleur patineur. Elle lui a également permis de développer sa force mentale.

Horaire du jour 2

Le camp se poursuit mardi. Les espoirs des Olympiques sauteront sur la glace à deux occasions. Il y aura d’abord une séance d’entraînement, en début de journée. Puis, un match intra-équipe suivra, en soirée. Tout se déroulera au Centre Slush Puppie.



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Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

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