Problèmes sociaux

Revue de presse Afrique – À la Une: les militaires nigériens et la … – RFI


L’organisation ouest-africaine a ouvert la voie en fin de semaine au déploiement de sa force en attente. Une force très précisément… « en attente », souligne Wakat Séra, qui croit y voir « plusieurs facteurs, dont le plus pertinent reste », selon le journal, « la priorité faite au dialogue entre Nigériens pour régler un problème nigérien ».

Dans Jeune Afrique, un économiste souligne deux autres difficultés : un « manque de capacité » de la Cédéao – en clair, difficile de faire « sans la solide contribution du Nigeria, lequel rencontre des difficultés à maintenir la stabilité sur son propre territoire » – et « un déficit de légitimité » lié aux attitudes inconstantes de l’organisation face aux coups d’État qui ont émaillé la sous-région ces derniers mois. Car, rappelle Le Monde, la Cédéao n’a déployé sa force « lors d’aucun des récents coups d’État, ni en Guinée et au Mali en 2021, ni au Burkina Faso en 2022 ».

Et puis dernière raison, c’est « l’inertie » de plusieurs pays, de la région ou pas comme l’écrit Le Monde, quand ce n’est pas tout simplement leur franche opposition à une intervention militaire. Le Point Afrique cite ainsi l’exemple de l’Algérie, pays « traumatisé par le “syndrome” libyen » et qui souhaite « ​​​​​​​éviter une déstabilisation complète de la sous-région ».

Crise au Niger et questions de stratégie

Des pays de la sous-région aux États occidentaux, en passant par les organisations régionales, chacun y va de ses « ​​​​​​​considérations géopolitiques », souligne le journal nigérien L’Évènement, qui voit dans la situation « une sorte de prolongement de la guerre entre la Russie et l’Otan, mais en terre africaine ». Les mots ne sont pas tout à fait les mêmes, mais la plupart des titres de presse s’accordent là-dessus, tel Jeune Afrique : « ​​​​​​​La géopolitique mondiale entraîne une guerre par procuration sur le terrain ouest-africain », avec de nombreux « ​​​​​​​intérêts d’un très grand nombre de puissances étrangères » et « de multiples rapports de force ».

Devant tous ces acteurs et ces enjeux croisés, « ​​​​​​​difficile de trouver le fil d’Ariane pour démêler l’écheveau », s’amuse Aujourd’hui au Faso. Une seule certitude se fait jour dans les colonnes du Monde : « Les Occidentaux vont devoir reconsidérer en profondeur leur politique vis-à-vis de l’Afrique de l’Ouest ».

Aujourd’hui au Faso émet tout de même une hypothèse : là où il y a une possibilité « ​​​​​​​que de petites lignes bougent », c’est en tenant compte « ​​​​​​​des dures sanctions » de la Cédéao. Et Jeune Afrique renchérit : « Pour se rendre compte de la portée des mesures, c’est comme si la banque centrale du Niger mettait la clé sous la porte ». Le pays « ​​​​​​​ne peut survivre en autarcie » explique le journal, qui pense que « ces sanctions devraient donc être le déclencheur d’une solution négociée ».

L’économie préoccupe aussi en Tunisie

Dans un contexte inflationniste marqué par un difficile accès à l’emploi, le pays a célébré une Fête de la femme « ​​​​​​​sous le signe des droits économiques », raconte La Presse en Tunisie. Car comme le rappelle Jeune Afrique dans un bref cours d’histoire, « depuis 1956, le 13 août commémore l’entrée en vigueur d’un ensemble de lois qui accordent aux femmes de larges droits ».

Sauf que bien souvent, les textes et la pratique racontent deux histoires très différentes, et la situation des Tunisiennes ne fait pas exception. Comme le rappelle La Presse toujours, « ​​​​​​​l’égalité des chances face à l’emploi est loin d’être atteinte », et « ​​​​​​​bien qu’elles réussissent mieux leurs études que les hommes, les femmes trouvent plus de difficultés à s’insérer sur le marché du travail ». Pour un chômeur, on compte près de deux chômeuses et l’écart ne cesse de se creuser. Chez les 30 % de jeunes sans emploi, près de la moitié sont des femmes, preuve écrit le journal que les Tunisiennes sont les « premières victimes de l’exclusion sociale ».

Alors elles n’ont d’autre choix que de se tourner vers des domaines jusque-là laissés de côté, pour tenter de se frayer une place. La Presse prend ainsi l’exemple du secteur maritime : « Commandantes de patrouilleurs, capitaines, chefs mécaniciens ou officiers », de « ​​​​​​​téméraires timoniers » qui naviguent à contre-courant et ont de toute façon déjà l’habitude de traverser « un environnement potentiellement hostile ».



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Charlotte Lambert

Voyageuse d'idées et jongleuse de mots, je suis Charlotte Lambert, une Spécialiste de l'Art de Rédiger tissant des histoires qui transcendent les frontières. Mon parcours à l'Institut Catholique de Toulouse a été le ferment de ma passion pour l'écriture. Tel un guide littéraire, j'explore les méandres des organisations internationales, les échos des événements mondiaux, les trésors du système éducatif, les énigmes des problèmes sociaux, et les horizons infinis du voyage. Mon stylo danse entre les lignes, infusant chaque article d'une authenticité inébranlable. Joignez-vous à moi dans ce périple où les mots sont les balises qui éclairent le chemin de la compréhension mondiale, où l'événementiel devient un kaléidoscope de perspectives, où l'éducation se dessine avec la richesse de l'avenir, où les enjeux sociaux prennent une nouvelle dimension et où chaque page est un pas vers l'ailleurs.

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