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Interview. SM Caen. Valentin Henry : “Je ne pouvais pas rêver … – actu.fr


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Face à Pau, Valentin Henry a confirmé son premier match réussi contre le Paris FC. ©Romain Bouillon

Comme la semaine d’avant contre le Paris FC, où il avait été passeur décisif, Valentin Henry a largement contribué au succès du Stade Malherbe Caen devant Pau, samedi 12 août 2023 (2-0). Le latéral droit, qui avait touché 107 ballons (!) face aux Parisiens, montre beaucoup de justesse technique et de solidité défensive. 

Valentin, c’est une soirée quasiment idéale pour vous contre Pau…

C’est même une soirée idéale : clean sheet, deux buts, du jeu, un petit peu moins d’allant sur la fin de match, mais il y a eu une grosse débauche d’énergie. On ne va pas se cacher que l’ambiance est extraordinaire. Pour un soir de première, je ne pouvais pas rêver mieux. C’est très bien. On sent que le groupe est en phase avec ce que le coach demande. On développe des belles choses et il y a du réalisme, même si on aurait pu plier le match dès la mi-temps. 2-0, c’est très bien. On a fait du spectacle et on a été solides défensivement.

Sur les deux premiers matchs, on sent une grande différence entre vous et vos adversaires…

Je pense que l’aspect psychologique joue beaucoup, parce qu’on a travaillé énormément. Les joueurs ont aussi pris conscience de leurs qualités par le jeu qu’on a développé. Au fur et à mesure, ils se sentent de mieux en mieux. Le coach axe beaucoup son discours sur les connexions, les paires. On constate que quand il y a une bonne entente entre les axiaux, entre les excentrés, entre l’attaquant et son milieu offensif, cela crée de belles choses. Il y a énormément de qualité intrinsèque sur ces joueurs offensifs, donc il y a des choses qui se passent. Il y a du spectacle. Derrière, il faut que nous, défenseurs, arrivions à trouver le bon équilibre pour ne pas se faire prendre en contre. C’est ce qui sera notre plus grand défaut cette saison. À force d’installer notre jeu, et tous les adversaires vont le cerner rapidement, on va être exposé au fait de se faire prendre sur des contres. À nous, défenseurs, de préserver l’équilibre.

« Quand on perdra, ce sera avec nos armes »

En l’occurrence, on vous voit extrêmement concentrés. Vous avez été très peu inquiétés lors des deux premiers matchs.

On est peu inquiétés, maintenant ce n’est que deux matchs. C’est mieux de débuter comme ça, mais on ne sait pas trop ce que vaut cette Ligue 2. On constate quand même que les équipes attendues dans le haut de tableau peuvent se faire avoir, comme Saint-Etienne ou Bordeaux. On prend. On installe notre jeu. Au moins, quand on perdra, on perdra avec nos armes et avec ce qu’on a mis en place. Aujourd’hui, c’est l’inverse. On prend du plaisir et ça se ressent.

On ressent ce plaisir que vous prenez et que vous transmettez, y compris à l’entraînement.

Il y a beaucoup de sourires et il y a beaucoup de travail. Surtout, il y a des relations qui se créent. Avec les qualités, c’est ce qu’on recherche. Sur le terrain, on ressort avec beaucoup d’ondes positives, ce qui nous donne un peu plus de confiance quand on aborde le match suivant. On va aller à Concarneau pour gagner et pour installer encore plus notre jeu. Il y a des axes de progression. En première mi-temps contre Pau, on aurait pu être encore plus réaliste. Après, il y a des faits de jeu qui font qu’on arrive à faire craquer l’adversaire et à finir en supériorité. Il ne faut pas dénigrer ces faits de jeu-là. Si l’adversaire les subit, c’est aussi parce qu’on les provoque. Avec un peu de fatigue, on est moins lucide. Pour avoir joué dans des équipes qui avaient un peu moins le ballon, je sais que c’est préférable de l’avoir (sourire). 

« Mon petit bout avait un petit peu peur »

Il y avait plus de 15 000 spectateurs en plein mois d’août contre Pau. Est-ce impressionnant quand on arrive dans un nouveau club ?

C’est impressionnant, oui. Mon petit bout a connu l’ambiance de Bonal, qui est déjà exceptionnelle, mais quand je le vois venir sur le terrain, me tenir la main et avoir un petit peu peur, on se dit que c’est quelque chose de relativement extraordinaire dans les yeux d’un enfant. Je savoure. Des soirs comme ça, on n’en vit pas si souvent. 

Valentin Henry et son fils âgé de deux ans et demi.
Valentin Henry et son fils âgé de deux ans et demi. ©Aline Chatel

Est-ce exagéré si on a le sentiment de ne pas voir le même Valentin Henry en compétition qu’en préparation ?

Non. J’avais à cœur de me remettre à jour physiquement. Il y a des choses qui se sont passées l’année dernière et qui font que je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu. J’ai géré ma préparation de sorte à être frais physiquement pour le jour J. Il a fallu aussi que je prenne les marques avec l’équipe, parce que j’étais l’un des seuls nouveaux joueurs. Quand les repères reviennent, le reste revient vite. Je n’ai pas du tout douté. Sur le plan défensif, mes matchs étaient aboutis. Avec le niveau offensif qui me caractérise un peu plus, je savais que ça reviendrait au fur et à mesure. J’arrive à répondre présent, je suis content.

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Tu es l’un des rares nouveaux parmi les titulaires de cette équipe. Est-ce plus facile ou plus compliqué de se fondre dans un collectif en place ?

Je pars du principe que le football est un langage universel. Si on a des gens qui sentent le foot et un cadre de jeu bien établi, on rentre facilement dans le moule. Ce n’était pas une pression supplémentaire pour moi. J’essaie, avec mes qualités, d’apporter quelque chose au collectif. Vous aurez affaire à un joueur qui ne triche pas, qui est conscient de ses qualités et des points à améliorer. Je pense que j’ai beaucoup à apporter à cette équipe. 

Tu fais partie des nombreux Bretons du Stade Malherbe. La famille sera au stade de Brest samedi prochain ?

(Rire) Il n’y a plus de places disponibles sur le paquet de places qui nous est octroyé. On est très content d’évoluer à Brest. On va se batailler pour les places (sourire). Le principal, c’est qu’on ira pour gagner. Il y aura une équipe joueuse en face. Devant la famille, on espère gagner un troisième match de suite. Il ne faut pas dénigrer. Les séries, c’est très important. Si on peut commencer par trois victoires, on ne va pas s’en priver. 

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Antoine Girard

Plongeant dans l'art de la plume avec une passion ardente, je suis Antoine Girard, un Artisan du Blogging tissant des récits qui embrassent le monde. Ma formation à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Paris a enrichi ma pensée créative. Tel un alchimiste des mots, je distille des articles de nouvelles internationales tout en explorant un vaste horizon de sujets tels que le droit international, le sport, l'immobilier et l'industrie cinématographique. Transparence est mon credo, chaque article reflétant mon engagement envers l'authenticité. Rejoignez-moi dans ce voyage où les mots évoquent des images vivantes, où le droit se marie avec l'action, où les terrains de jeu se mêlent à l'écran argenté, et où chaque ligne écrit l'histoire de notre monde en mouvement.

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