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Aventuriers du rail : on a voyagé jusqu’au Danemark en mobilité … – Pokaa


Changement climatique et prise de conscience écologique obligent, les voyages bas-carbone ont le vent en poupe. Au mois de juillet, on a testé pour la première fois le pass Interrail qui permet de voyager en train en illimité en Europe. C’est le Danemark qu’on a choisi pour un voyage à vélo de deux semaines, une destination accessible en une journée depuis Strasbourg. Récit de deux aventuriers du rail et de la piste. 

Pour le voyage en train, on s’est donc tourné vers le pass Interrail. Il s’agit d’un billet qui permet aux résidents de l’Union européenne de voyager sur plusieurs jours (jusqu’à un mois complet), en illimité à travers l’Europe. L’interrail Global Pass permet ainsi de monter à bord des trains que l’on souhaite pour se rendre dans n’importe quel pays membre.

Plus économique que si l’on achetait chaque billet séparément, c’est un superbe moyen de créer des itinéraires uniques et de profiter d’une grande flexibilité. 

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Île d’Aero / Danemark © Julia Wencker

On a donc pris un pass de 4 jours pour se rendre au Danemark en passant par Offenbourg et Hambourg et arriver à la gare centrale de Copenhague. Coût total du voyage : 232 € par personne (un prix imbattable si l’on compare aux prix de la SNCF ou de la Deutsche Bahn).

Copenhague est accessible en 15 heures depuis Strasbourg. Ça parait long mais il n’y a finalement que 2 transferts, ce qui est plutôt confortable. On limite ainsi les moments de stress liés aux changements de train et parfois de gare (c’est le cas à Hambourg où l’on a dû prendre le métro jusqu’à la gare d’Altona). Et on peut profiter des trains de nuit pour dormir (c’est ce qu’on a fait au retour).

Deux semaines de voyage à vélo au Danemark, retour d’expérience

L’idée de départ, c’était de partir à vélo avec tous nos bagages en direction d’un pays accessible depuis Strasbourg. Le Danemark, le plus septentrional des pays scandinaves, est vite apparu comme une destination idéale en raison de sa proximité mais aussi de sa facilité d’accès et de sa culture du vélo. Objectif : atteindre Copenhague en train, parcourir 600 kilomètres à vélo à travers les îles du sud et de l’est du pays pour reprendre le train depuis Odense sur l’île de Fyn. 

Sur place, le parcours était facile, accessible car très plat et surtout extrêmement bien aménagé pour les cyclistes. Même si la distance peut paraître pour certain(e)s impressionnante, on l’a effectuée les doigts dans le nez malgré les bagages. On faisait entre 30 et 60 km par jour en moyenne, ce qui est finalement très raisonnable. 

Le Danemark, c’est effectivement le pays du vélo et peut-être le meilleur endroit pour se lancer dans ce genre de voyage (surtout si on est peu sportif le reste de l’année). D’île en île, tout se fait facilement, des pistes cyclables larges et lisses longent la plupart des routes, les automobilistes sont respectueux, on croise beaucoup de cyclistes et tous et toutes se disent systématiquement bonjour.

Pour se déplacer d’île en île, on traverse des ponts et lorsqu’il n’y en a pas, on peut prendre des ferries à tout moment dont le prix est relativement faible par rapport au reste du niveau de vie danois. 

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Copenhague © Julia Wencker
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Svendborg / Danemark © Julia Wencker

La saison idéale pour partir, c’est bien l’été même si la météo est toujours incertaine et que des pluies surviennent presque chaque jour (elles sont le plus souvent de courte durée). C’est le “danish summer” comme ils l’appellent.

Les paysages sont beaux mais peu variés : beaucoup de champs de blé et de moulins… mais on est entouré par la mer, alors ça va ! Chaque île a ses petites caractéristiques. Le vent est constant, parfois fort, ce qui n’est pas toujours agréable à vélo.

En cas de mauvais temps, on peut heureusement toujours se réfugier dans n’importe quel café ou restaurant pour profiter de la culture “hygge”, déguster une boisson chaude, des pâtisseries incroyables à la cannelle ou les fameux smørrebrøds, la spécialité locale – sorte de tartine à base de pain noir, de poisson et de toutes sortes de garnitures.

Attention toutefois, c’est souvent cher, comme les logements qui paraissent hors de prix. La bonne nouvelle c’est que le camping sauvage est autorisé mais très réglementé (toutes les infos sont à retrouver ici).

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Campement / Marstal / Danemark © Julia Wencker

Notre expérience jusqu’au Danemark, avantages et inconvénients

Les avantages de partir en train, on les connaît toutes et tous : le calme, les paysages qui défilent, le sentiment de faire quelque chose de bien, la tranquillité de ne pas avoir à se soucier de la route, le temps pour lire ou faire tout ce qu’on n’a jamais le temps de faire. 

Il y a cependant aussi quelques inconvénients à ne surtout pas négliger avant de se lancer dans une telle aventure :

1. Les retards (d’où l’importance d’être flexible sur les dates car plus on va loin, plus il y a de risque de louper une correspondance).

2. Le confort, qui reste très aléatoire selon les trains (en fonction des compagnies, des pays traversés … tous les trains ne se valent pas).

3. La place à bord : avec Interrail on n’a pas toujours de places assises – qui dépendent de la réservation et de l’affluence.

4. Les places vélos sont toujours insuffisantes à bord. Nous avons dû démonter nos vélos pour être sûrs de pouvoir monter dans les trains longue distance. C’est le gros point noir de ce trajet.

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Trajet Hambourg-Copenhague / © Thomas Graeling

Le pass Interrail nous a par ailleurs donné la possibilité de prendre le train à n’importe quel moment du circuit (ce qu’on a fait entre Svendborg et Odense). On vous conseille donc de toujours garder une ou deux journées en rab sur votre pass. Toutes les villes danoises sont extrêmement bien reliées et desservies en transports en commun, et les vélos sont toujours acceptés ce qui rend les choses vraiment plus simples. 

Bref, le Danemark à vélo, depuis Strasbourg, c’est facile, un peu cher certes et ça demande une certaine organisation, mais on trouve toujours des solutions. Surtout, voyager autrement à un moment où la crise climatique ne nous laisse plus tellement le choix, ça fait un bien fou.

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Marstal / Danemark © Julia Wencker





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Charlotte Lambert

Voyageuse d'idées et jongleuse de mots, je suis Charlotte Lambert, une Spécialiste de l'Art de Rédiger tissant des histoires qui transcendent les frontières. Mon parcours à l'Institut Catholique de Toulouse a été le ferment de ma passion pour l'écriture. Tel un guide littéraire, j'explore les méandres des organisations internationales, les échos des événements mondiaux, les trésors du système éducatif, les énigmes des problèmes sociaux, et les horizons infinis du voyage. Mon stylo danse entre les lignes, infusant chaque article d'une authenticité inébranlable. Joignez-vous à moi dans ce périple où les mots sont les balises qui éclairent le chemin de la compréhension mondiale, où l'événementiel devient un kaléidoscope de perspectives, où l'éducation se dessine avec la richesse de l'avenir, où les enjeux sociaux prennent une nouvelle dimension et où chaque page est un pas vers l'ailleurs.

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