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Crise du logement : quelles solutions à Pornic ? | Le Courrier du Pays de Retz – actu.fr


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À Pornic, comme ailleurs, le sujet est complexe et recouvre plusieurs thèmes (social, urbanisme et économie), et il découle d’une volonté politique locale. Mais pas seulement.

Des prix élevés

Dans un premier temps, le premier frein à l’accession des logements est le prix de vente.

Le prix médian d’un appartement est de 5 684 € le m2, en mars 2023, contre 4 445 le m2 dans le département. Et celui d’une maison de 4 450 € le m2, contre 3 131 m2 dans le département (sources : ouestfrance-immo).

Des prix inaccessibles pour certaines bourses, surtout qu’à cela s’ajoute la rareté des biens. 

Des locations rares

Notamment en location. Il suffit d’aller faire un tour sur les sites des agences immobilières pour se rendre compte que les biens en location sont souvent estampillées « saisonnières ».

Certaines ne proposent même aucune location. Comment lutter contre ce phénomène ? Une des solutions : construire des logements.

Manque de logements sociaux

D’abord, des logements sociaux. Car Pornic n’en propose que 368, soit 4% des logements. Alors que l’État en impose 25%, soit 1800 pour une ville comme Pornic. La Ville pourrait encourir une amende annuelle de 470 000€. 

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Dans la Zac de la ria, la municipalité a dû revoir sa copie. Le projet Nexity, à côté du Casino et à l’origine résidence de tourisme, a été basculé en logements : 50 % privés, 50 % logements sociaux pour les jeunes travailleurs de Pornic.

En tout, dans la ria, de 600 logements, on est passé à 728. De 108 logements sociaux, on est passé à 215 en prévision. On parle de plus de 250 sur la Corbinière.

Un puits sans fond

Edgar Barbe, adjoint à l’urbanisme, explique : « Nous n’avons pas suffisamment de logements sociaux, mais plus on en construit, moins on rattrape notre retard. C’est un puits sans fond. À moins de construire des immeubles entiers de logements sociaux, et ce n’est pas notre politique. On tient à la mixité sociale. On aurait pu faire, derrière la Route bleue, des logements sociaux à étage, mais ce n’est pas notre conception. »

Pas de turn-over

Pas assez de logement sociaux et « pas assez de turn-over », selon Marie-Paule Marié, adjointe à l’action sociale.

En trois ans, une seule famille a rendu son logement en me disant qu’elle pouvait maintenant aller dans le privé. 290 Pornicais font une demande nouvelle et renouvelée de logement par an à l’échelle du département. Et on compte en tout 700 demandes où Pornic est le premier choix.

Marie-Paule Marié, adjointe à l’action sociale.

Le logement social, « c’est très compliqué. Le bailleur est maître de la décision finale. On n’a pas la main », assure Marie-Paule Marié, adjointe à l’action sociale.

L’attribution d’un logement social

L’attribution d’un logement à un demandeur s’effectue au sein d’une commission d’attribution (la CAL).

Composée de représentants du bailleur (y compris un représentant de ses locataires), un représentant de la mairie où se trouve le logement et un représentant de l’État, elle se réunit à intervalles réguliers et examine trois dossiers des candidats répondant aux critères pour chaque logement disponible.

« On défend nos dossiers »

Le maire peut proposer des candidats en fonction des logements qui lui ont été réservés, tout comme peut le faire Action logement.

L’État, sur le contingent préfectoral, peut proposer des candidats qui répondent aux critères des ménages prioritaires. « Avec un représentant de la ville, on défend nos dossiers, mais même si la commission a émis un avis favorable, c’est le bailleur qui reste maître de la décision finale », affirme Marie-Paule Marié.

On a une politique de logement social, mais on ne répondra jamais à 100% à la demande. On ne maîtrise pas toute la chaîne, ni les mobilités dans les logements sociaux.

Marie-Paule Marié, adjointe à l’action sociale.

À Pornic, souligne l’élue, « tous les mercredis, toutes les personnes qui cherchent un logement peuvent se rendre à l’accueil de la mairie. La conseillère en économie sociale spécialisée dans le logement est présente. De mon côté, je reçois tous les Pornicais en demande pour qu’ils m’expliquent leur problème. »

Le bail réel solidaire en action

On l’aura compris, il faut construire. D’ailleurs, à Pornic, dans chaque grande opération (Zac ou lotissement), on prévoit « 25% de logements sociaux et 15% de Bail réel solidaire », assure Edgar Barbe.

Le BRS permet à des ménages, sous conditions de plafond de ressources, d’accéder à un logement en dessous des prix du marché. Ces ménages ne pourront revendre le logement qu’à un prix de cession encadré, inférieur au prix du marché, et à un ménage répondant aux mêmes critères de ressources auxquels ils étaient soumis.

« Pas comptés dans les logements sociaux »

« La Ville vend le terrain à l’office foncier solidaire à un prix très raisonnable et les gens achètent leur logement sans le foncier, détaille Edgar Barbe. Ce procédé permet d’avoir des logements jusqu’à 40 % moins cher que le prix du marché, soit 2 900€ le m2 au lieu de 5 000€ le m2. Et pourtant les BRS ne sont pas comptés par l’État dans les logements sociaux. Ni la résidence jeunes travailleurs de 30 places ou encore la maison relais de 10 places et les 6 logements temporaires d’urgence dont s’est dotée la ville. »

Trente logements de ce type sont prévus : 16, rue de l’équipement, prêts pour 2024 – 2025. Dix sont déjà en construction au fond de la ria

L’adjoint détaille : « La Ville investit 8 millions d’euros en vingt ans pour le logement social. On travaille avec Lad Sela. Pour la Zac de la Corbinière, on compte 40% de logement sociaux, 40% en loi Pinel. Le reste est du logement individuel privé, avec priorité aux résidences principales. »

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Lucas Leclerc

Tel un mélodiste des pixels, je suis Lucas Leclerc, un Compositeur de Contenus Digitaux orchestrant des récits qui fusionnent la connaissance et l'imagination. Mon passage à l'Université Catholique de Lyon a accordé une symphonie à ma plume. Telle une partition éclectique, mes écrits se déploient des arcanes de la sécurité internationale aux méandres de la politique, des étoiles de la science aux prédictions des bulletins météo. Je navigue entre les lignes avec la même aisance qu'un athlète soucieux de sa santé. Chaque article est une note de transparence, une mélodie d'authenticité. Rejoignez-moi dans cette composition numérique où les mots s'entremêlent pour former une toile captivante de connaissances et de créativité, où la sécurité mondiale danse avec les étoiles, où les sphères politiques se fondent avec la météorologie, et où chaque paragraphe est une sonate pour la compréhension globale.

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