Éducation

En quoi consiste la méthode de Singapour, plébiscitée par Gabriel Attal pour apprendre les maths à l’école primaire ? – Midi Libre


Face à la baisse du niveau des élèves français, notamment en mathématiques, le ministre de l’Éducation Gabriel Attal a annoncé ce mardi 5 décembre une série de mesures pour “remettre de l’exigence à l’école”. Parmi elles, l’adoption de la méthode de Singapour à l’école primaire, à partir de la rentrée prochaine. 

Après l’annonce des résultats de l’étude internationale Pisa, menée auprès de 690 000 élèves dans 81 pays du monde, dont la France, le ministre français de l’Éducation, Gabriel Attal, a annoncé ce mardi 5 décembre une série de réformes pour “remettre de l’exigence” à l’école, au collège et au lycée en France.

En ce qui concerne l’enseignement des mathématiques en primaire, le gouvernement veut notamment mettre en place dans les écoles primaires à partir de septembre prochain la “méthode de Singapour”, pays “élève modèle” selon l’OCDE.

Du “concret” à “l’imagé” vers “l’abstrait”

Cette méthode, développée par le Ministère de l’Education de Singapour au début des années 1980 et mondialement connue aujourd’hui, permettrait de former les meilleurs élèves aux mathématiques, en basant leur enseignement sur un concept en trois étapes : l’approche “concrète-imagée-abstraite”.

Concrètement, elle vise ainsi à passer “du concret”, avec la manipulation d’objets tels que des cubes, des bâtons ou des jetons, permettant ainsi de conserver l’attention d’un élève, à une seconde phase plus imagée, qui remplace l’objet par un dessin ou un schéma. Une fois cette technique intégrée, la troisième étape consiste, elle, à réaliser le calcul en s’aidant des principes abordés auparavant. 

Une pédagogie “classique et efficace”

Cette pédagogie “classique et efficace”, conçue pour les élèves du CP à la sixième, aide à apprendre le “raisonnement mathématiques”. “L’un des principes de cette méthode est de traiter moins de sujets, mais en profondeur”, expliquait en 2016 au Point le fondateur de la “Librairies des écoles”, Jean Nemo. 

Les quatre opérations (addition, soustraction, multiplication et division) sont apprises dès le CP, et les fractions ou les aires dès le CE1, mais toujours de manière progressive et simple.

La méthode de Singapour, déjà préconisée en 2018 par le député mathématicien Cédric Villani, est déjà appliquée dans 70 pays selon le ministre Gabriel Attal dont aux États-Unis, en Israël, au Royaume-Uni, au Brésil ou encore au Chili et en Afrique du Sud. Certaines écoles françaises l’emploient déjà également. En 2016, entre 1 500 et 2 000 classes l’utilisent dans l’Hexagone.



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Charlotte Lambert

Voyageuse d'idées et jongleuse de mots, je suis Charlotte Lambert, une Spécialiste de l'Art de Rédiger tissant des histoires qui transcendent les frontières. Mon parcours à l'Institut Catholique de Toulouse a été le ferment de ma passion pour l'écriture. Tel un guide littéraire, j'explore les méandres des organisations internationales, les échos des événements mondiaux, les trésors du système éducatif, les énigmes des problèmes sociaux, et les horizons infinis du voyage. Mon stylo danse entre les lignes, infusant chaque article d'une authenticité inébranlable. Joignez-vous à moi dans ce périple où les mots sont les balises qui éclairent le chemin de la compréhension mondiale, où l'événementiel devient un kaléidoscope de perspectives, où l'éducation se dessine avec la richesse de l'avenir, où les enjeux sociaux prennent une nouvelle dimension et où chaque page est un pas vers l'ailleurs.

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